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Un félin dans l'antre du reptile
 MessageSujet: Un félin dans l'antre du reptile   Mer 3 Avr - 20:18

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Bordel, on ne peut pas être tranquille où qu’on aille.

Il est à cran. A bout. Sa rencontre avec Elsa l’a exténué. Non, ils ne se sont pas battus, il n’a pas levé la main sur elle de toute la durée de leur échange et pourtant la fatigue est bien, cette pression psychologique qui retombe suite à de lourdes révélations. Elle ne lui serait d’aucune aide, il devait s’y faire. Tch.

Tous les mêmes.

Leur rencontre a attiré l’attention des passants. Toujours recherché par le Conseil, Cobra a laissé Cubélios déployer ses ailes et s’en est allé. Être pourchassé et épié qu’importe où il se rendait commence à être un véritable poids, un boulet qu’il traine avec lassitude. Il pourrait se rendre à Era et massacrer la totalité du Conseil des mages mais même lui, du haut de son égo surdimensionné, n’était pas si stupide que ça pour se lancer dans un tel projet seul. S’il parvenait à retrouver des alliés aussi puissants que ceux d’Oracion Seis, peut-être envisagerait-il alors de se venger. Mais rien à faire, plus il cherche, plus il est déçu par ces guildes clandestines toutes aussi pitoyables les unes que les autres. Tous des amateurs, des autistes dégénérés sans ambition, des affreux salopards aussi manipulables qu’Hot Eye avec une bourse pleine de jewel. Le mage noir soupire longtemps. C’est tout naturellement que son compagnon l’avait amené aux marais de Yaulny. Il n’y a ici pas grand monde qui passe et Cobra pouvait se défaire de son ample manteau à capuche. A peine est-il descendu du dos de son amie qu’il donne un violent coup de poing contre un arbre miteux.

« Putain. On fait quoi maintenant ? »

Cubélios vient alors rapprocher sa tête de celle de Cobra pour tenter de dissiper sa colère, sans trop de succès. Le Dragon Slayer profite de sa solitude pour quitter son calme habituel, il est prêt à démolir quiconque se dressera devant lui. Et justement, voilà un buisson qui attire son ouïe surhumaine. C’est avec un sourire narquois qu’il accueille les effrontés qui osent s’attaquer à lui : des monstres difformes, semblables à des lézards humanoïdes. Persuadés d’avoir un effet de surprise, les bêtes crachèrent en sa direction un liquide verdâtre corrosif que le mage noir ne cherche même pas à esquiver. Au contraire, sa main se dresse dans leur direction pour y recevoir le poison qu’il apporte à sa bouche ; il y goûte alors du bout de la langue, l’air menaçant.

« Le poison de Cubélios a bien meilleur goût. Poison Dragon’s Scales. »

Sans crier gare, il dirige ses projectiles vers les monstres avant de se jeter sur eux pour les expédier au loin de trois coups bien placés. Leurs hurlements rauques font qu’il se sent déjà mieux, l’effet punching-ball probablement, et le voilà plus calme pour réfléchir à la suite des opérations. Comment pouvait-il s’y prendre ? Il a avant tout besoin d’argent, c’est évident, et pour ça il devrait retrouver un réseau d’informations et des boulots bien payés. Ca ne devrait pas trop poser problème avec ses talents, mais après, qu’en ferai-t-il ? Il finirait bien par trouver quelqu’un qui saurait lui dire entendre la voix du serpent, tout du moins il l’espérait. Et puis le Conseil, toujours le conseil… Il pouvait tenter d’infiltrer la prison de haute sécurité, déloger quelques puissants mages pour en faire ses alliés et monter une nouvelle guilde ? Le nom de Jellal retentit dans son esprit. Un nom qui à lui tout seul porte bien trop de fardeaux. Et s’il tentait la tactique inverse ? Mimer l’histoire de Gajeel, se faire bien voir pour enfin être tranquille et reprendre ses activités dans la discrétion la plus complète ? Aucune chance, trainer avec des attardés qui croient se battre pour la Justice l’exaspérerait trop. Il préférait ruser avec plus de subtilité. Des bruits indiscrets le sortent de ses pensées, n’avait-il pas suffisamment effrayé les caïmans ? En écoutant d’un peu plus près, il semblerait qu’il s’agisse d’un humain, un humain bien intrépide pour mettre les pieds dans un environnement aussi peu hospitalier. Bordel, on ne peut pas être tranquille où qu’on aille. D’un mouvement de tête, le charmeur de serpent ordonne à son alliée :

« Fais le fuir. »

Il espère que la vue intimidante de Cubélios suffirait à chasser l’intrus, mais il surveille la scène en tendant l’oreille.
 MessageSujet: Re: Un félin dans l'antre du reptile   Mer 3 Avr - 21:37

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Damaz Elandez

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Un félin dans l'antre du serpent




COBRA ET DAMAZ



Le corps se tend, s'élance, douleur, douleur et satisfaction, convulsion. Un saut, il l'atteint, sa cible. Un léger sourire inhumain d'où jaillissent les crocs emprunts de bave, un rire, rauque et bestial, il s'élance encore, touché. Les pieds se pausent avec douceur sur la branche noircie, douceur et violence... Un sourire. Il tourne, un mouvement, ses mains fendent l'air, il entre en transe, transe primaire et sauvage, une pulsion, un élan, il bondit. Un rire, les mains agrippent le bois mourant, l'entaillent alors que le corps tangue, bascule dans le vide, se lance avec la légèreté d'une plume, traction, rotation des os, 180 degrés, il lâche. Le corps roule, se retourne dans l'air, les mains quittent le bois dans un crissement léger de griffes alors que les pieds prennent leurs place. L'odeur âcre qui chatouille ses narines, puanteur de l'eau croupie des marais, il fait abstraction, concentré, encore, toujours, passion. Il se laisse basculer, le corps part en arrière, plonge dans le vide, néant, l'enfant sauvage clos ses paupières alors que s’entame la rotation, le corps tourne dans l'espace vide, les os se déboitent alors que la traction s'empare de chaque muscle, chaque parcelle du frêle corps humain, plus totalement humain. Choc. Choc alors que mains et pieds heurtent le sol avec violence, à quatre pattes, chat. Un léger rire alors qu'il sent la douleur liée à la chute le secouer, il la chasse, il s'en moque, il rit, il rit car il a tout simplement réussit. Elle faisait partie de lui, la douleur, les os qui craquent l'espace de quelques secondes, sentir ses organes imploser pour mieux renaitre, changer de forme, il la connaissait par cœur, il était frère de douleur.

Se relevant il inspire, l'air emplit ses poumons pour lâcher un dernier rire alors que l'empreinte animale prend fin. Il clos ses yeux, se laisse emporter, transporter, il la revoit. Les yeux d'ébènes cerclés par la chevelure couleur de jais, une larme, il revoit un mouvement, revoit la danse. Il danse. Dans les marais nauséabonds, entre les arbres pourries et les sables mouvants il danse. Pauvre fou...
Il n'avait jamais aimé les endroits civilisés, pas pour ça, jamais pour ça. Entraînement. S'entraîner provoquer en lui ce besoin compulsif de se couper, rompre le lien avec l'humain, avec tout humain, lui inclue. Alors il s'isolait, cherchant l'endroit rêvé où personne ne pouvait rompre ce moment privilégié, sa tranquillité. Lieu sauvage et indomptable, à son image, à l'image du désert, à l'image de sa mère... Et il l'avait trouvé, à travers ce champ nauséeux à perte de vue, dans l'odeur de putréfaction gerbante. Marais.

S'entraîner, encore et toujours, être le meilleur, meilleur danseur, meilleur mage, moins humain, tout simplement. Garder le souvenir, le perpétrer dans l'action pour ne pas oublier, jamais. Au fil des années on perd la notion, on perd cette capacité à se rappeler, l'esprit s'embrume, les visages s'effacent, lentement, lentement mais sûrement... Les traits disparaissent, ne reste alors plus qu'une vague silhouette, ombre dansante, alors on copie ses mouvements, on la fait vivre à travers eux, on imite car c'est tout ce que l'on peut. Tout ce qui nous reste... On préserve ce don, ce qui nous a été transmis, on le cultive, pour qu'ils vivent à travers nous, famille bafouée, décimée... Et on continue, être le meilleur pour eux, être le meilleur dans le seul but, le seul et unique but d'un jour pouvoir les venger...
Danse et magie. Paradoxe diriez-vous, si différentes, incomparables. Ou pas, du pareil au même, deux héritages à cultiver, qu'il avait toujours cultivé, l'un dans l'autre, l'un avec l'autre, magie bestiale, danse sauvage. Primaires et animales, qui vous libèrent. Il était ici pour ça et uniquement pour cela. Point.

La main qui fend l'air, la jambe se plie, s'écarte alors que le corps prend la pause, se redresse puis se plie comme une vulgaire poupée de chiffon, part en arrière, les mains foulent le sol avant de le lâcher, tête en bas puis tête en haut, un sourire, un murmure "Cat Soul". Il s'élance, court alors que ses yeux changent, que ses iris se fendent, perdent leurs capacités à voir les couleurs pour gagner en puissance, que les crocs réémergent de la bouche d'ange en un craquement sinistre, que les doigts laissent jaillirent les griffes dans et par le sang, que les mains se laissent tomber au sol dans un bruit sourd, que le tissu se déchire alors qu'au niveau du postérieur émerge la queue couleur de nuit, qu'elle brise l'air alors qu'il s'élance. Saute pour atteindre la branche faiblarde de l'arbre vidé de vie, une seconde avant qu'il ne s'élance à nouveau, continue sa course, son escalade d'arbre en arbre. Entraînement des muscles et des sens, précision et agilité toujours cultivées, pour s'améliorer, pour ne jamais chuter. Son souffle haletant brise le silence alentour, il se mêle aux différents craquements sauvages, craquements qu'il provoque pour certains, de sources inconnus pour d'autres. Il laisse jaillir ses sens, alerte. Il se stoppe dans sa course, un bruit qui attire son attention, des grognements, combat ? Il saute au sol, suit les sons confus, sent les nouvelles odeurs, odeurs... reptiliennes... Il se fige. Humaine ? Il s'approche d'avantage, oui humaine, il y'avait un humain à proximité... Étais-ce lui qui se battait ? Que faisait un humain normalement constitué ici ? Il tait ses questions, se redresse alors que la queue féline disparait, que les griffes et les crocs reprennent leurs places originelles dans un craquement glauque, ne gardant que ses yeux couleur de topaze. On était jamais trop prudent après tout...

Il se fige, attend, sens en alertes, puis enfin il voit ce qu'il avait sentit s'approcher, émergeant son museau des broussailles en claquant sa langue dans l'air, yeux fendues et glacials, serpent... Immense, effrayant et... Sublime. Son souffle se coupe alors que le corps violacé émerge entièrement, souffle coupé, membres endolories. Magnifique... Magnifique et pourtant si effrayant, il aurait pu courir, il l'entendait en lui, cette petite voix lui criant de fuir... Impossible. Il ne pouvait que le contempler... Il n'avait jamais était réellement effrayé par des créatures du règne animale... Jamais. Jamais... Jusqu'à présent. Et pourtant il ne bouge pas, ne scille pas, son cœur s’accélère alors qu'il avance d'un pas. Pauvre fou... Comprendre... Il voulait tout simplement avoir la chance de pouvoir le comprendre...
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 MessageSujet: Re: Un félin dans l'antre du reptile   Dim 14 Avr - 14:35

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Je pourrais le tuer.

Le serpent glisse en avant, sifflant, menaçant. Ses yeux luisants foudroient, fusillent celui qui ose lui faire face. Un humain. Un simple humain qui pourtant n’a rien d’ordinaire. Cubélios le toise de haut, jouant une nouvelle note sournoise, coulant son corps insidieux un peu plus en avant lorsque son opposant a l’audace d’avancer une nouvelle fois. Cri, crachat, crocs, le serpent déploie ses ailes dans le but de paraitre plus grand, plus imposant. Il entre alors dans cette mystérieuse danse avec l’homme-chat, ce rituel animal qu’est celui de l’intimidation du plus fort. Des mimiques les plus agressives aux claquements affamés, sans oublier les assauts fictifs, ces violents mouvements de tête ayant pour seul but de faire reculer l’intrépide. L’atmosphère se fait lourde, un lourd nuage de sous-entendus primaires et instinctifs plane dans l’air, un affrontement intense et pourtant tout deux se déplacent avec une certaine harmonie indéfinissable. La tension entre les deux êtres est palpable, personne n’oserait s’interposer, n’importe qui fuirait ou resterait pétrifié de stupeur devant ce spectacle. Fort heureusement pour lui, Cobra n’est pas n’importe qui.

« Il doit manquer quelques cases à ce mec. »

Quittant l’ombre des broussailles, le mage noir s’avance d’un pas lent en direction de son visiteur. Il se sent presque roi dans cet environnement, il se sent supérieur où qu’il y aille, mais un tel bouquet de venin aux alentours amplifie cette sensation malsaine. Il stoppe sa marche aux côtés de son amie et toise l’effronté qui pénètre dans leur territoire. Qui est-il, que veut-il? Le mot comprendre résonne aux oreilles de l’homme qui entend tout. L’esprit de ce sauvage lui échappe, il parait si primitif, si animal. Sans le lâcher de son regard sombre, Cobra passe tranquillement la main sur les écailles pourpres de son amie. Cet étranger a quelque chose de louche, ses vêtements déchirés lui donnent un air d’enfant de la jungle, malheureusement pour lui la végétation ne se prêtait pas aux jeux d’adresse entre les lianes. D’un mouvement de tête, l’homme ordonne et l’animal obéit; Cubélios glisse avec une vivacité incroyable derrière le mage de Blue Pegasus, traçant dans le sol un demi-cercle. Ainsi encerclé, Cubélios derrière, Cobra devant, la danse des serpents pouvait commencer.

« Comprendre ? C’est tout con, le prédateur le plus haut dans la chaîne chasse tous les autres. Et nous sommes tout en haut. »

Cubélios siffle à nouveau afin d’accompagner ce ton froid et menaçant. La dure loi de la jungle, encore une fois adaptée au contexte si particulier. La proie lui semble inoffensive, mais il n’en sait pas encore assez. Se balader seul dans les marais n’a rien d’ordinaire, c’est même particulièrement suspect. On pourrait penser que derrière cet air de chiot abandonné se cache un mage habile, tout comme on pourrait souligner son absence d’instinct de survie. Et s’il avait été envoyé par le Conseil ? Et s’il faisait partie de ces chasseurs de prime qui tentent de s’en prendre à l’ancien membre d’Oracion Seis ?

Je pourrais le tuer. Ou le laisser dans un si sale état que lorsqu’il reviendra auprès des siens, plus aucun ne tentera de me poursuivre de peur d’en revenir aussi amoché.

Il passe sa langue sur sa lèvre supérieure, s’amusant à envisager les différentes options qui pourraient s’ouvrir à lui en fonction de ce qu’il entendra. Néanmoins, Cobra n’est pas mage psychique et bien qu’il puisse aisément se faire passer pour, sa magie nécessite des subtilités qui la rende, selon lui, bien plus intéressante. Pour entendre ce qu’il souhaite, encore faut-il que la personne le pense et pour cela il suffit de l’orienter malgré elle vers ce sujet.

« Qu’est-ce que tu me veux ? »

Le grand brun n’est clairement pas dans l’optique d’une rencontre amicale, mais l’esprit désordonné de l’intrus a le mérite d’attiser sa curiosité. Il y a quelque chose en lui qui lui rappelait Natsu, sans qu’il sache trop pourquoi, peut-être ce chat bleu et difforme… Qu’importe.
 MessageSujet: Re: Un félin dans l'antre du reptile   Lun 15 Avr - 15:48

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Damaz Elandez

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COBRA ET DAMAZ



Il la sent, elle le subjugue, l'envahie par tout les pores de sa peau. La peur... Subjugué. Hideux mélange, beauté mortelle, peur et beauté, note discordante. Sublime. Sublime alors qu'il claque dans l'air, que les crocs crissent, que la queue frappe le sol. Il arrête sa progression se stoppe alors qu'il le sent, danger mortel. Il le sent et il ne peut bouger, paralysé par tant de splendeur. Les lois de la nature, nature sublime qui avait donné naissance à cette créature. Nature révérée, rêvée. Assaut fictif, danse mortelle qui s’enclenche alors que souplement il se décale sur le côté dans un mouvement instinctif de défense, esprit subjugué, corps robotisé, réflexes mécanisés. Dissociés. Ses yeux de topaze se plongent dans ceux du reptile, s'y plongent pour n'y lire qu'une seule chose, promesse de mort. Danse létale, un souffle alors qu'il évite un nouvel assaut fictif, danse intimidante des prédateurs aux notes discordantes. Spectacle. Et pourtant il sent, il sait, sait qu'il ne veut pas le tuer, en tout cas pas maintenant, pas encore. Et il la sent, sent cette odeur humaine à proximité, le lien s'établit dans son esprit enfiévré par tant de beauté. Seraient-ils liés ?

Il met fin à son interrogation alors qu'il apparait, assurance macabre, arrogance accablante de cet humain malsain qui émerge. Beau, indéniablement beau, de lui émerge ce sentiment de puissance, toute puissance... Liés. Il le sait ils sont liés, sa main se pause sur les écailles avec douceur. Liés. Il le toise, alors que l'ordre est lâché d'un mouvement, encerclé. Les yeux du chat plongent dans celui de cet étrange humain perçut dans la large palette de gris. Encerclé. « Comprendre ? C’est tout con, le prédateur le plus haut dans la chaîne chasse tous les autres. Et nous sommes tout en haut. » Boomerang alors que la phrase le frappe... Comment ? Il détourne son regard vers le serpent... Comment ? Comment pouvait-il savoir ? Il chasse cette pensée, la chasse pour se concentré sur la situation crée, il est encerclé, encerclé par la beauté, prisonnier du danger. Ravalant ses pensés il se préparer à déverser sa magie. Survie. Il chasse la peur alors que l'instinct prend le dessus, écrase le reste, fasciné et pourtant déterminé, il ne pouvait pas se laisser bêtement tuer, il n'avait pas le droit. Non il ne pouvait pas car la question résonne dans sa tête, s'il périssait qui les vengerai ? Jamais. La bête humaine prend ses droits, chasse l'humain alors qu'il change de posture, accorde son esprit et son corps, réflexes et instincts primaires, qu'il se prépare avec un seul mot raisonnant dans son crane étriqué : survivre. « Qu’est-ce que tu me veux ? »

Un léger sourire alors qu'il chasse la peur. Un sourire alors que l'arrogance de l'autre le frappe tel un boomerang. Fou qui n'a pas la moindre chance, fou qui le sait, fou qui ne taira jamais sa vérité. Franchise du dégénéré, bête inconsciente et pourtant il fallait lui accordé une chose. Il était fou, et dans ce fait résidait tout le danger. Son imprévisibilité. La suite ne fait que le prouver alors que s'élève le rire dégénéré. "Te crois-tu si important que cela ? Malgré ton arrogance tu ne reste qu'un simple humain, un misérable petit humain. Elle est digne d’intérêt. Pas toi." Un sourire alors que du regard il appuie ses dires, pose son regard sur le serpent aux ailes déployées. Elle explose. Sa magie explose alors que les premiers craquements sinistres se font entendre, qu'il tombe à quatre pattes sur le sol dans un cri de douleur, que ses os implosent alors que du sang jaillie de certains de ses membres, que les bras deviennent l'horrible mélange en bête et fauves, que les puissantes pattes félines s'ancrent dans le sol, remplaçant main et avant bras, pieds et tibias pour ensuite fusionner avec la chaire humaine. Que dans un rictus de douleur son visage se déforme, sa mâchoire craque et s'allonge, que son nez en devient le prolongement, que de l'immonde gueule entre homme et bête les crocs jaillissent, que les oreilles félines se hissent au sommet de son crâne, que les vêtements se déchirent laissant percevoir la peau basané du monstre fusionné, que la queue féline brise la chaire pour fouetter l'air. Hideux mélange, horreur splendide, danse féline, monstre de peau et poils mêlés. La voix s'élève, inhumaine, rauque et bestiale de sa mâchoire acérée."La question est plutôt qu'est-ce que toi tu me veux ? La queue noire fend l'air en d’incessants va et vient alors que l'homme panthère prend appuie sur ses membres postérieurs, prêt à réagir au moindre mouvement et en lui les âmes tourbillonnent, qu'il n'est plus vraiment humain.
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 MessageSujet: Re: Un félin dans l'antre du reptile   Sam 27 Avr - 14:20

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Il veut jouer, il va me trouver.

Satisfait de l’aura qu’il dégage ici, le mage esquisse un sourire de suprématie. En cage, l’animal craintif devient rapidement combatif, hâtif de se sortir de cette situation d’infériorité où il ne tarderait pas à être dévoré. Vengeance. Vengeance déraisonnée qui fait écho dans l’esprit du reptile, douces représailles, pensée volatile. Vient-il punir le Cobra pour avoir tué un des siens ? Encore un ? Non, la réponse n’est pas là, stoïque, le prédateur reprend son jeu de comédien. Survivre. La proie vient de saisir l’importance de son rôle, le roi observe avec une attention particulière la réaction qui lui est réservée, spectacle gracieusement offert par le fou déglingué, mais maitrisant la situation sous son contrôle.

« Te crois-tu si important que cela ? Malgré ton arrogance tu ne restes qu'un simple humain, un misérable petit humain. Elle est digne d’intérêt. Pas toi. »

Il est pris de court, lui qui a toujours un coup d’avance n’a pas prévu autant d’imprudence en retour. Cet inconnu insouciant pénétrait en tout impunité sur les plates-bandes du mage noir si bien que celui-ci hésita à lui présenter son ami le purgatoire. Il n’en fait rien car il a marqué un point dans son insolence : Cubélios est sans aucun doute plus importante que tout, aux yeux de son maître elle représente l’excellence. Mais de là à insulter le puissant Cobra, de là à le comparer au commun des mortels, à se rabaisser tel un paria… L’intrus se trouve être des plus irrationnel. Sûr de lui et fou à lier, il laisse son pouvoir s’exprimer dans une tempête enragée. Os brisés, chair remodelée, sang éparpillé, le serpent se délecte avec surprise de ces sons de douleur d’un sourire rieur. Malveillance, violence, méfiance.

A ta place, je n’envisagerais même pas cette option.

Il est pourtant curieux de savoir, curieux de voir ce que lui réserve l’audacieux phénomène de foire. De ses vêtements déjà bien amochés ne persistent que des reliques abimées comme s’il avait déjà renoncé à toute humanité. Impressionnant, grandiose, presque majestueux, l’hybride avait quelque chose de noble, Cobra doit bien lui reconnaitre cela derrière son masque ignoble. Il n’en est cependant pas affecté, personne ne pouvait le sublimer. Ton supérieur et regard perçant, le brun connait les ficelles de l’intimidation et saura les manier en se languissant sans rétention.

« Je voulais juste que tu dégages. Tu pollues mon environnement par ta présence de simple humain. Mais finalement peut être que tu vas pouvoir te rendre utile. »

Gardant le silence sur ses intentions, le roi rode autour du fou menant l’inspection. Ses mouvements en union parfaite avec le bruissement de sa camarade sur le sol souillé des marécages, il continue cette danse du règne animal à la recherche d’un tatouage. Rien, absolument rien de potable sous cette fourrure d’hybride, aucun indice limpide, aucune information valide sur l’appartenance à une guilde. L’inspecteur se retient de cracher son venin, il ne savait pas dans quelle catégorie ranger le petit malin. Etait-il humain ? Etait-il félin ? Défi. L’excitation s’empare du charmeur de serpents, il aime cette sensation frappant, grimpant, galopant dans tout son corps de tyran. Les considérations de son ancien patron lui reviennent à la mémoire. Espoir. Take-Over. Jusqu’où cette complicité avec les serviteurs de la nature pouvait-elle s’élever ? Cobra saurait-il le mener à la déchéance, provoquer sa propre perte et faire de cet être un allié ? Il s’essaye à un jeu dangereux qu’il n’avait encore jamais envisagé.

Il veut jouer, il va me trouver.
« Puisqu’elle t’intéresse tant, pourquoi ne pas dire bonjour ? »

D’une démarche sombre il s’efface dans les ombres, reculant doucement pour mieux frapper, yeux luisant de lucidité. Tel un chat qui joue avec la souris captive, le maître laisse Cubélios mener l’offensive. Il n’aura pas à intervenir, il le poussera à bout, le regardera souffrir avant de l’achever d’un coup. Il se targue d’être fou, il finira loup. Sifflement, rugissement. La créature ailée vient se placer entre les deux humains, défiant du regard l’ennemi sur son chemin. Puisque cet homme souhaite tant quitter cet imperfection qu’est l’humanité, il n’aurait plus droit à sa pitié. Seul le puissant prédateur se dresse fièrement, promesse de victoire sans jugement. Il crache alors des gerbes de poison acide prêtes à tout homicide. Claquement. Ses crocs s’abattent dans l’air pour avertir de la fin des préliminaires. Féroce, sauvage, bestial. L’ambiance est si animale que l’opposant pourrait le devenir lui-même, c’est à voir la fin du poème.
 MessageSujet: Re: Un félin dans l'antre du reptile   Mer 1 Mai - 20:24

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Damaz Elandez

Ajatar Virke

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Un félin dans l'antre du serpent




COBRA ET DAMAZ



Membres crispés il attend, patient. Impatient alors que dans son âme le tumulte reprend, la valse s'enflamme, s'emballe sous les pulsions et le frisson, peur et passion, un mot qui revient souvent... Incessant dans son esprit à moitié absent. Survivre. Il grogne, être hybride et dégénérescent, il feule et esquive un mouvement de recul alors qu'on l'examine, que le charmeur se croyant roi l'observe et le toise de son assurance grinçante. Beauté glacial du reptile au poison létale. « Je voulais juste que tu dégages. Tu pollues mon environnement par ta présence de simple humain. Mais finalement peut être que tu vas pouvoir te rendre utile. » Voix charmeuse et dangereuse, écho sifflant du serpent, danger. Danger lancinant qui défile dans son crane bouillonnant, il grogne alors qu'il se met en mouvement, entame la danse primaire et animale, qu'il tourne et le toise de son regard de topaze, qu'ils entament la ronde sauvage, ronde de défiance dans un regard bestial, animal...

Et dans son corps l'affrontement prend forme, âmes qui se heurtent et s'entre-choquent, raison contre passion, homme contre bête. Il feule, fait claquer ses dents sous l'impulsion, l'énervement que provoque l'arrogant, il se croit roi, roi des serpents, roi des vivants, tyran. Il n'y a pas de roi, jamais de roi, pas pour ce qu'il était, pas pour ce qu'il devenait, il n'y a que l'instinct, la force sauvage, vaincre ou mourir. Indomptable, flot de la puissance animal qui coule en lui alors que la panthère devient reine, l'humain s'efface, la raison trépasse. Fou ? Bête... Bête indomptable, se glorifiant de l'être, croyant l'être : indomptable... Illusion enivrante pour ce minet brisé...

Un nouveau mot lâché alors qu'il cesse sa ronde, que le serpent finit son inspection, qu'il le prend pour ce qu'il est, animal pouvant être dompté, chassé alors qu'il la laisse s'avancer, s'en occuper. Bête contre bête, bal sauvage des prédateurs incarnés. Emprunt de tension l'hybride se fige alors que le brun recule, que le serpent si terrifiant, si sublimant s'avance vers lui, la tension monte alors qu'en lui raison et passion s'affrontent. Tension alors qu'il se crispe, que ses pattes arrière s'ancrent dans le sol, prête à réagir, bondir. La langue serpentine claque dans l'air alors que de ses crocs mortifère elle lâche le poison d'enfer. Bon en arrière alors qu'il évite le premier assaut, qu'il feule et que ses poils hérissent dans un rictus teintés de crachats hâtifs. Il feule et grogne, litanie sauvage qui vient se mêler à celle qui claque, crocs empoisonnés de l'animal révéré. Elle continue d'avancer alors que le monstre aux yeux de topaze se remet à tourner, prédateurs qui se défient, défiés alors que d'un regard il toise l'humain qui s'est reculé, le maître incontesté de cette reine de la nature incarnée.... Qu'en son âme fusionnée nait la colère, l'incompréhension... La rage et la passion dans son âme sauvage. Anormal et inconcevable, elle ne peut être esclave ! Créature si belle et incontrôlable... Elle ne pouvait... Et dans le flot de pensées hachés d'envie de liberté et de carnage mêlés l'humain est en train de succombé...

Elle attaque, son corps violacé claque dans l'air alors que dans un mouvement il s'allonge pour le croquer, il s'élance pour le chevaucher, que dans les airs il esquive l'attaque empoisonnée pour dans son dos se retrouver. Un feulement alors que de face il se retrouve devant cet humain qu'il hait, qu'il hait à l'idée qu'à cause de lui elle ne connait la liberté, qu'il est le maître d'une chose qui ne devrait jamais être contrôlée, colère qui gangrène alors que la passion l'enchaîne, il disparait. Disparait dans ses profondeurs oubliées alors que son corps révèle qui est en train de l'emporter, que la peau disparait au profit des poils de noirs teintés, que son visage encore quelques instants pseudo-humain finit de se transformer, que son être entier se libère de l'objet qu'il hait : humanité. Humanité qui cherche à contrôler, tout contrôler, à aliéner et maîtriser, à dominer ce qui ne devrait jamais. Panthère entièrement révélée alors que dans ses yeux se meurt l'humanité, bête endiablée... Il s’apprête à attaquer, bondir sur l'objet détesté quand l'assaut du reptile violacé le rappel à la réalité, que le félin roule pour esquiver la bave empoisonnée. Que panthère il feule et se déchaîne alors que la bête est reine, qu'elle continue la danse sauvage des instincts premiers, elle doit gagner ! Car dans l'esprit bestiale ne restent que deux mots gravés, traces de son humanité. Survivre, liberté....

Elle attaque. Un bond sans crier gare alors que la patience s'échappe de son être entier, que l'animal irraisonné est lâché, que la patte fend l'air pour meurtrir les écailles de l'assaillante forcenée. Choc alors que dans leurs assauts les bêtes se font percutées de plein fouet, que d'un souffle le brouillard empoisonné est lâché alors que la patte a lacéré la chaire violacée. Que le sang se projette en une giclée sur les adversaires blessés... Touchés. Le poison l'envahie alors que dans un soulèvement de boue et poussière il roule plus loin sous la force de l'impact... S’étouffant, corps pollué... Que le serpent semble crier alors qu'au sol il se met à s’agiter...

Il sent le venin l'envahir, paralysé alors que l'humain réémerge dans la foulée de l'impact entre les prédateurs. Qu'il sent le venin s'écouler, alors qu'il a la gorge bouffée. Le félin s'efface, laisse la place alors qu'il sent l'agonie arriver, par la force du poison soufflé l'humain se voit gagner le duel de volonté, reprendre ses droits premiers sur sa chaire déglinguée, des craquements glauques alors que les poils disparaissent, que le corps se modifie et se tord dans un feulement teinté d'humanité. Qu'en changeant de corps le poison est chassé, réflexes de ces deux âmes dont il est scindé qui voient sa vie être sauvée de l'effet du brouillard empoisonné. Il se relève difficilement, corps faiblard par le duel de volonté qui s'est déroulé, sang coulant sur sa peau basanée alors que dans sa plus naturelle nudité il est dévoilé. Faiblesse car il sait que sa magie est déjà bien entamé. Et plus loin il le voit, le serpent le toise et se redresse de son expérience détesté, ce n'était pas une griffure qui allait l'arrêter alors qu'en elle la colère et la rage viennent l'habiter, qu'elle est déterminé à tuer cet être qui l'a touché devant son maître adoré.

Il n'a pas le choix il doit continuer, un regard en vers le brun qu'il sait en force le surpasser sans difficulté, machine à tuer. Et pourtant il ne peut abandonner, il n'a pas le droit d'abandonner alors que la volonté de vivre, vivre pour les venger s'empare de son cœur brisé, défie dans son regard d'ébène qui le fait briller, alors qu'il se met à espérer, espérer que si le spectacle lui plait il décidera de l'épargner, indomptable déjà à moiter dominé, bien contre son grès. Il se relève, se redresse dans une apparente fierté alors qu'une nouvelle fois il laisse s'échapper sa magie teintée d'animalité, que ses yeux deviennent félins et de vert-jaunâtre teinté, que le guépard est libéré.... Pauvre bête qui se croit prête, félin luttant contre l'idée d'une cage d'acier, félin qui ne peut pourtant l'emporter... Âme déglinguée, poupée cassée.
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 MessageSujet: Re: Un félin dans l'antre du reptile   Sam 18 Mai - 2:39

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Blue Pegasus, hein?

Une silhouette dissimulée dans le noir, une présence obscure qui surveille comme le reflet d’un miroir, prête à tout garder en mémoire, exposer sa puissance de manière ostentatoire. Il entend cet hymne éternel scandé au fin fond des pensées de la panthère criminelle. Il perçoit ce boléro de haine flamboyant dans le cœur de son opposant, cette ode à la revanche qui souffle entre les branches. Il discerne ce perturbant menuet, lui pourtant resté muet. Ce chant d’idées animales qui gronde comme une tempête dans la tête du mâle, les notes de la survie prennent la place de la colère ahurie dans une somptueuse mélodie. Cobra bien conscient de l’animosité qu’il générait se contentait pourtant de fixer l’imminent combat avec intérêt. Le félin, si intrigant soit-il, lui voue un profond mépris me semble-t-il. Impassible et sournois, le roi juge derrière les bois, il y a erreur, jamais il ne considérerait son amie comme inférieure. Elle était son égal, son seul égal dans ce monde déloyal. En cela le mage illégal est différent, humain, animal, il y est indifférent. Cubélios, un serpent ? Amie. Voilà tout ce qu’il rétorque aux ennemis tels que lui, elle lui ferait comprendre son insolence hardie.

Le reptile claque sa morsure en guise test, annonçant le début du requiem funeste. L’homme sourit, si fier de ce que l’animal conquiert avec envie. Confiance. Ce mot clé qui lie deux êtres, elle est totale, complète. Alliance. Elle mène la danse de toute évidence, ses sifflements stridents surpassent les rugissements. Pas un seul instant il ne peut imaginer qu’elle ne va pas gagner, car peu importe qui ose les affronter, toutes les partitions ont été maitrisées. Ils sont écrivains, ils sont musiciens. Il est pourtant forcé d’admettre que sa sérénité l’a quittée lorsqu’il a vu ainsi le sang déversé, pourtant il ne bouge pas, saisi par l’intensité du combat. Lui le dragon Slayer se sait au-delà des considérations de puissance, des guerres de territoire et autres indécences, néanmoins sa fascination pour le règne animal est telle qu’il admire sans la mot l’échange torrentiel. Cela fait bien longtemps qu’il n’a pas ressenti d’inquiétude, bien trop plongé dans la solitude, il doute sur ce que devrait être son attitude. Lui porter secours ou croire en sa victoire, s’amuser de leur supériorité ou craindre l’adversité, le jeune homme est troublé. Derrière son masque froid, personne n’y voit, il s’est désintéressé de l’autre attardé aussitôt qu’il est revenu à son humanité. Il souhaitait une panthère de compagnie, le voilà face à un abruti. L’échange était intense, le gain semblait immense, mais l’autre a tout réduit à néant par son manque de cran. Cobra trouva ici son excuse pour intervenir, il s’ennuyait, se faisait languir. C’était la raison parfaite pour se convaincre lui-même d’annoncer la défaite. Il entendait les moindres murmures dans la tête du félin immature, il jouerait sur celles-ci comme elle s’est amusée avec lui.

« Assez Cubélios. Il va finir par clamser de toutes façons. »

Bien que l’odeur est alléchante, il n’aspire pas le parfum enivrant. Brume empoisonnée, délicieux petit met. D’une marche défiant tout insolence, il la rejoint avec vigilance, elle se recule avec obéissance. Sans prêter aucune attention à l’animal apeuré, il tourne le dos à ce dégénéré pour examiner la plaie de son alliée. Avec une attention soignée, il effleure les écailles abimées. Une expression grimacée, rien de grave à constater, elle s’en remettrait. Inspirant une grande bouffée de venin, il montre son agacement en se redressant sans entrain. Rien que pour cette blessure superficielle il pourrait se montrer extrêmement cruel et le tuer sans pitié. Mais elle avait joué, ce serait la déshonorer. Bien que ce n’est pas l’envie qui lui manquait, il n’en ferait rien par respect. Il se retourne lentement pour lui faire face, bien droit, son regard meurtrier trahissant son envie d’assassinat. Epargné, certes, mais pas sauvé.

« Tous les mêmes. Grandes gueules arrogantes, vous vomissez vos beaux discours mais une fois impuissant dans vos actes, vous implorez que je-ne-sais-qui vienne à votre secours. Guildes de merde. »

Il ne se met pas en position de garde pour bien montrer qu’il ne s’attaquerait pas à lui de manière si ringarde. Ses capacités d’esquive hors du commun lui prodiguent une véritable supériorité qu’il va jusqu’à considérer comme une immunité. Un orgueil sans faille pour un mage taille. Il allait ensuite mettre sous les projecteurs ce qu’il avait relevé d’intéressant chez son interlocuteur. Sa voix toujours menaçante autorisait cette fois une réponse en interdisant toute impudence.
Blue Pegasus, hein ? Heureusement que les potes en costards sont pas de la partie, y’a pas plus lourds qu’eux. Qu’est-ce qu’il peut bien foutre seul dans les marais ? Il n’a vraiment pas l’air d’être au courant du pétrin dans lequel il s’est fourré.

« Sympa comme magie au fait. Ca te dirait de travailler pour moi ? »

Panthère domestique, chaton stratégique. Le Cobra esquisse un sourire sincère mais arrogant, ayant pour seul destinataire celle qui le comprend. Il y avait là un amusement que l’autre ne semble pas partager pour une raison que vous comprendrez. L’ex Oracion Seis caresse doucement la gueule de sa fidèle alliée dans le but de la calmer, réduisant au silence ses instincts meurtriers.

« Tire pas la gueule, c’était pour déconner. Maintenant que tu as un aperçu plus clair de la situation, tu vas me dire ce que tu es venu fouiner. Pegasus t’as envoyé flairer ma trace ? Ce serait plutôt con, tu ne te serais pas montré… » Se remémorant un point clé, il ajoute de but en blanc, intéressé. « De qui veux-tu te venger? »

Il semblerait en effet que Cobra ne soit pas l’objet de ce désir déplacé. Celui-ci ne se prive pas de torturer les esprits des insouciants par ses questions susurrées, toujours amusé par la surprise qui vient les habiter. Le poison environnant commence peut être à faire effet, il ne ferait aucun cadeau au chat et ses méfaits. Le Dragon Slayer avait toujours comme option de nettoyer l’atmosphère, mais l’ambiance qui règne le rend réfractaire. Tout pour le moment rappelle à l’homme en face de lui qu’il est ici l’intrus, l’homme de trop à l’origine de ce chahut. Que la peur, l’impuissance et la défaite s’insinue lentement dans son cœur, tel est le but du maltraiteur. Ensuite, et seulement ensuite, il décidera quoi faire en fonction de sa conduite.
 MessageSujet: Re: Un félin dans l'antre du reptile   Lun 20 Mai - 21:13

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Damaz Elandez

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Un félin dans l'antre du serpent




COBRA ET DAMAZ



Félin qui se redresse, humain que l'on délaisse, yeux teintés de promesses, défi et envie, peur et mépris, refus qui nait de l'oubli, de souvenirs haït. Yeux de vert-jaune teintés, animalité de la chose amochée, chose emplie de fierté malgré ses doutes enfiévrées. Il se redresse, relève alors que le poison finit de se dissiper dans son âme fusionnée, dans son corps hybridés, qu'il s'affine dans ses traits alors que le guépard apparait, révélé. Prédateur à l'effrayante rapidité, taillé pour ce fait, une vitesse poussée à l'excès, mains qui heurtent le sol dans un bruit sourds, griffes lâchées, d'usure teintées, pieds qui se déforme ans un bruit sinistre, membre atrophié, transformé, queue poussée, lâchée, mâchoire déformé dans un bruit glauque, peau se teintant de poils dorés, tachetés, cheveux devenant crinière court et aiguisée, taillée pour la vitesse, liberté dans la course effrénée, que dans son corps les organes permutes en un horrible défilé de sang teinté, douleur hurlée, humain jeté dans un ultime craquement raisonnant. Monstre hybridé, félin révélé alors que l'autre est partie secourir l'alliée, qu'il décide qu'il est temps de se substituer, qu'il commence certainement à se lasser, que la colère l'a sûrement submergé, animalité qui lui permait de s'en moqué, grognement qui s'élève de la bouche du minet déformée, frontière entre deux natures si opposées. Bestialité, humanité...

Un souffle alors que sur ses membres prend appuie le monstre aux poils hérissé dans un rictus figé, prêt. Dans son âme le tourbillon s'est ravivé, homme et bête aux désirs inavoués, envie de chasse et de liberté, de course et de sang suintant dans leur gueule acérée, peur et défie, l'appel de la survie. Vengeance qui renait dans le crâne étriqué. L'autre se met à parler, voix douce et froide qui s'élève dans le marais. « Tous les mêmes. Grandes gueules arrogantes, vous vomissez vos beaux discours mais une fois impuissant dans vos actes, vous implorez que je-ne-sais-qui vienne à votre secours. Guildes de merde. »
Clamser ? Implorer ? Bête qui ne répond pas alors que son grognement gagne en intensité, prête à réagir, bondir en une foulée, car dans la rapidité résidait ses chances de succès. Elle reste stable griffes enfoncée dans la boue du marais, prêt à décoller, s'envoler, statique et en garde, prédateur acculé, prêt à pourtant toutes extrémités. Peur présente et pourtant absente, car l'animalité lui permet de ne plus douter, de ne plus reculer, survivre était le seul mot qui raisonnait. Bête d'instincts enflammées à la raison chassée et bousillée, piétinée, danger dans sa condition dégénérée.

« Sympa comme magie au fait. Ca te dirait de travailler pour moi ? » Sourire qui succède à la provocation maquée, grognement de l'hybride félidé qui gagne en intensité, réponse craché d'une voix au bord de l'humanité, rauque et brutale, violente et hachée, monstre de pulsions révélées. "Va crever !" Sens en alertes, pupilles qui fixent le serpent aux miles sornettes, poison qui suinte de son corps entier, danger. Calme et stable il ne l'a pas attaqué, dans le crâne félidé teinté d'humanité se succède alors des questions hachées, que cherche-t-il, qu'attends-t-il ? Car il le sait, sait que c'est être à la supériorité sur la situation provoquée... Paroles déversées à nouveau par le brun à la beauté semblable aux divinités... Question stupide qui s'impose dans l'esprit étriqué, serait-il un dieu incarné ? Paroles qui coupe le file de ses pensées, provocation et questions qu'il ne peut appréhender... « Tire pas la gueule, c’était pour déconner. Maintenant que tu as un aperçu plus clair de la situation, tu vas me dire ce que tu es venu fouiner. Pegasus t’as envoyé flairer ma trace ? Ce serait plutôt con, tu ne te serais pas montré… » Grognement qui semble s'apaiser sur les premiers mots versés... Je cherchais simplement un endroit loin de toute humanité... Il semble que je m'étais trompé. Mais pourquoi m'auraient-t-ils envoyer te flairer ? T'es qui exactement ? Qui ou quoi ? Il a à peine le temps d'achever que la nouvelle parole est déversée faisant naître les pulsions dans l'être carnassier. Comment il sait ? Comment ? Pourquoi ? Questions qui meurent étouffée alors que sur le souvenir de la mère ensanglantée il s'est élancée, une seule foulée comblant la distance qui les séparés, que sur la divinité glacé il s'est jeté, quitte à ce que les foudres du ciel il se soit attiré, animal incarné n'agissant qu'au rythme de pulsions irraisonnée, colère et rage d'un coeur blessé. Assaut donné dans toute la folie de sa témérité. Témérité que déjà l'humain toujours présent regrettait...
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 MessageSujet: Re: Un félin dans l'antre du reptile   Ven 31 Mai - 1:37

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Je suis Cobra, grand ennemi du Conseil.

Va crever. Spontanéité. Le prédateur se mettrait presque à apprécier cette proie effrontée. Il voit en lui la même hostilité, le même manque de respect envers tous ceux qui l’ont détesté. Ces hommes partagent surement plus que l’on ne saurait dire, un lien insaisissable qui pourrait les unir, cet instinct, cette première impression qui les empêche de fuir. Avenir. Pourquoi ce mec avait il rejoint une guilde légale ? Peut-être percerait-il un jour ce mystère animal. L’empereur des reptiles souhaite savoir, quelle est cette haine qui ronge le félin noir ? Curieux, loin de lui cette idée d’empathe bienveillant, le sournois n’est qu’un manipulateur malveillant. Déceler les points sensibles, frapper en plein dans le mille. Contre toute attente, Cobra durcit son regard de bête envoutante, dévisageant avec sournoiserie le visage de celui qu’il ne jugeait déjà plus comme ennemi.

T’as pas bientôt fini de mater le minet ?

Ce regard sombre abrite de lourds sous-entendus sur la suite, le mot divinité avait été entendu trop de fois pour qu’il permette qu’il soit une fois de plus prononcé. Il faut pourtant bien avouer que cela lui plait, sans être charmé, son délire de mégalomanie narcissique est comblé. Pouvait-il s’en servir ? Pourrait-il l’asservir ? Tous les moyens sont bons pour y parvenir, une répartie de fer devrait le rembrunir. Silencieusement, il jaugeait son interlocuteur avec minutie, triant les tournures les plus adaptées à ses acrobaties. Ignorant ses questions avec mépris, il se tourna vers son amie. Non, il ne l’a pas oubliée, il retira son manteau abimé, exposant volontairement son corps apollonien sous un jour moins vêtu, les bras libres de tout tissu. Le matou désabusé, diabolique et venimeuse fragrance, jugé trop lent pour comprendre la manigance. Avec un réel intérêt il éponge la plaie, sans qu’on en comprenne les messages cachés, il déchire un morceau qu’il jette d’un bras négligé au sorcier abandonné avant de réaliser. Ambiance lourde, envenimée de vapeurs toxiques, il est temps de chasser ce brouillard caustique. Expirant de toutes ses forces, il ouvre grand la bouche et aspire ce nectar des enfers en bombant le torse. Le dos de sa main vient frotter ses lèvres, rassasié, posture digne d’une monstruosité. C’est en cet instant fort mal choisi que l’hybride s’élance sur lui, désespéré, crocs et griffes tranchantes mais mal assurées. Il se savait perdant, pourquoi lutter, pourquoi cet élan ? Le visage du mage noir se transforme, une parade avec habilité, il le frôle et lui tord le cou de son bras désormais écaillé, haine glaciale et difforme. Vif. Soulevant sans mal le corps de la bête qui manque d’air, il l’écrase violemment au sol, domination sanguinaire.

« De l’humanité ? Pas chez moi qu’il faut venir en chercher. Je tue de sang-froid, et si tu ouvres trop ta gueule en partant d’ici, attends-toi à être chassé. » Avertissement solennel, menaçant rituel. « Viens par-là. » Malgré un dur ton sans appel, il avait cerné ce félin caractériel, il avance donc de lui-même son visage afin de persifler à son oreille, ironie, proximité presque sensuelle, tension virtuelle. « Je suis celui qui t’a dompté, le reptile qui t’a envouté, le maître à qui tu obéiras au doigt et à l’œil et qui en contrepartie t’aidera à te venger de tous ces abrutis. »

Prédisant une nouvelle réaction animée du félin désorienté, il esquive avec diligence se rapprochant encore plus jusque devant son nez. Le charmeur de serpent aurait préféré le tétaniser, de sa simple aura le paralyser. Regard inanimé, arrogance suffisante de supériorité, simple manière de le marquer avant de se retirer. Toute une mise en scène calculée, une manipulation bien ficelée, un potentiel subtilement exploité. Le Dragon Slayer fait mine de s’étirer, fausse sécurité, façon de souligner une fois de plus ce gouffre qui sépare le mage expérimenté du novice handicapé. Un glas sonné, une frappe et le sort était jetée. Le chat l’a surpris en pleine utilisation de magie avec son compagnon de vie, il possède de fait les informations suffisantes pour l’identifier si l’envie lui prenait de tout rapporter aux autorités, autant ne pas le tenter.

« Je suis Cobra, grand ennemi du Conseil. »

Erik de son vrai nom abandonné depuis bien longtemps, Cobra dévisage l’intrus de son sourire carnassier. Il jugera de la sincérité de son interlocuteur quant à la fuite d’informations à son sujet, il ne pouvait lui en vouloir d’essayer de le capturer. Ces militants pompeux ont placé une belle prime sur sa tête, ce mage ne ferait que son boulot de fillette. Ce serait le comble d’être envoyé aux oubliettes par cette mauviette, c’est pourquoi le mage pour qui il n’existe aucun secret ne se gênerait néanmoins pas non plus pour le tuer si besoin est.
 MessageSujet: Re: Un félin dans l'antre du reptile   Sam 1 Juin - 17:57

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COBRA ET DAMAZ



Pression, ultime traction, choc alors qu'il heurte, mouvement et main qui se tend, gorge qui se serre dans leur élan... Feulement étouffé, gout de sang... Pauvre âme maîtrisée, dominée. Douleur qui le ravage alors que sous l'impulsion du maître des poisons le corps hybridée se voit plaquer, dureté du choc, force vénérée dans son létale touché. Souffle coupé, serré, étouffé. Ploie sous la main du roi, roi des roi, serpent hors des lois. Corps entre homme et fauve plaqué, sol qui devient la place qu'il a décidé dans un jappement étouffé, son qui meurt alors que dans la gueule la respiration cesse dans la douleur.

Bête dominée d'un simple touché, prédateur chassé, félin maîtrisé par l'humain se révélant divinité incarnée. Corps engourdie, corps meurtrie, âme qui recule, désarticule... Scission dans la turbulence, sublime violence. Projetée dans les profondeurs oubliées, étouffé, qu'entre la main divine se tient la vie du supplicié. Animalité révérée, disparait, recul selon ses propres lois, règne animal, force bestiale, lois animales... Minet dont l'âme abandonne ses droits, force et peur détruit d'une traction, pression, âme domptée par la terreur alors que la gueule d'ange se reforme. Craquement sonnant le glas, corps qui change dans la douleur d'un coeur qui bat.... Liberté violée, corps délaissé, étouffé, dompté alors qu'il apparait dans toute sa nudité, misérable et déglingué, disloqué dans l'amas de sang qu'il laisse s'échapper. Souffle saccadé de la créature asservie, regard effrayé de la bête qui s'oublie... Topaze noyé par l’humanité, ébène qui la transperce de sa froideur mortifère... Roi des enfer, direction l'enfer ?

Coup qui n'arrive pas, mort qui s'éloigne de sa divine voix... Fracas ? « De l’humanité ? Pas chez moi qu’il faut venir en chercher. Je tue de sang-froid, et si tu ouvres trop ta gueule en partant d’ici, attends-toi à être chassé. » Main qui s'échappe, desserre l'étreinte sur la gorge aux frontières du trépas... Quoi ? Regard choqué de la bête qui ne comprend pas. « Viens par-là. » Esprit choqué qui voit sa mort ajournée... Tumulte qui embrase l'âme déglinguée, choqué, danse dans un amas de pensées paniquées. Susurre alors qu'il se penche, bourreau et maître des sots. Beauté cruelle, minet subjugué alors que ses yeux croisent son regard carnassier, que de vivre le droit vient de lui être accordé. Voix sans appel... Cruel ?
« Je suis celui qui t’a dompté, le reptile qui t’a envouté, le maître à qui tu obéiras au doigt et à l’œil et qui en contrepartie t’aidera à te venger de tous ces abrutis. » Murmure lâché à son être torturé, disloqué, poupée brisée de son passé... Volonté qui ploie, perd le combat, piétinée d'un pas, dieu ou roi ? Choix ? Écho qui nait dans le crâne dépossédé, respiration étouffée, saccadée dans toute sa misère révélée... Mots qui coulent, insidieux, serpent pleins de promesses, dieu sans largesse, doute insinué d'une seule poussée, d'une phrase prononcée, roi des mots et de leur portée, manipulateur dans toute sa glorieuse beauté, décadence du gamin apeuré... Dompté. Regard apeuré, vénération et frayeur teinté, danse des ombres entremêlées, partie d'âme qui réfute cette réalité, animal qui se soumet, homme avide de liberté... Poussée alors que la distance s'efface d'avantage, que le brun au poison fatal s'avance d'avantage, beauté létale, ultime menace, marquage... Il se retire, corps qui laisse sa respiration retrouvée alors que du poids écrasant de l'autre il se voit délivrer, que choqué, incapable de parler il ne peut que constater sa plus éclatante beauté, suprématie du serpent affirmée, puissance confirmée, état de fait. Nonchalance et aisance qui ne font que renforcer le trouble créé dans l'esprit déglingué, que l'humanité raisonnée perd face à la force de son animalité, suivant ses lois, loi du plus fort, vie qu'il lui doit... Constat.

« Je suis Cobra, grand ennemi du Conseil. » Cobra... Nom qui le frappe et l'abat, nom qu'il connait déjà... Qui ne le connait pas ? Que devant la vision de gloire teinté d'horreur ses yeux dévisagent tour à tour homme et serpent... Raison qui hurle et cri dans son âme torturé, esprit ou le doute gangrénait... Fuir ! Fuis ! Résonne la petite voix tant détestée, et pourtant il ne peut que les admirer... L'admirer... Situation fait, choix effectué dans le tourbillon d'une âme aux frontières floutées, vie désirée, vengeance qu'il souhaité, que dans une dernière danse, tumulte de pensées hachées et déchirées est cédé à l'autre son illusion de liberté... État de fait qu'il ne pouvait réfuter, vérité acérée qu'il voulait gerber... Respect gagné, animal maîtrisé d'une si désolante facilité... Reprenant une respiration normale, chassant la peur de l'autre il renait, phénix sous forme de félidé... Monde mieux discerné par cette rencontre qui aurait put ne jamais arriver... Il se redresse alors que sa magie est lâchée dans un réflexe non décidé, que dans un soubresaut le corps ré-entame une nouvelle transformation, symbole de la perte de sa raison, que le chat se voit libéré, que dans son corps il en emprunte certains traits avant de difficilement se retourner... Que dans sa posture il s'écrase sans préavis... Symbole de soumission à l'autre dans toute sa dureté, son animalité...

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