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Amaymon versus Appolyôn, le choc des diables
 MessageSujet: Amaymon versus Appolyôn, le choc des diables   Amaymon versus Appolyôn, le choc des diables EmptyLun 7 Jan - 19:27

Anonymous
Invité


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Ce n'était pas normal. Pas logique. C'était une blague. Une très, très, mauvaise blague. Amaymon ? Ici? En Earthland ? Que viendrait-il faire ici, ce fou ? C'était mauvais. Très mauvais. Les diables étaient des réceptacles de pouvoirs destructeurs. Et par définition, la magie d'Amaymon concernait la terre. En somme, le village de Tully était en grand danger. Grâce à Kuro cependant, il put se mettre directement en route vers le village. Quand il arriva, le village était pratiquement désert. Pratiquement ? Oui. Sauf une énorme croix de roche qui s'était dressée en plein milieu de la place du village. Et sur cette croix ? Des gens étaient attachés, retenus par des chaînes de fer. Au sommet de cette croix, Amaymon balançait les pieds dans le vide en attendant l'arrivée d'Oméga. Il sourit et pouffa de rire, amusé, quand il vit Kuro et son cavalier s'approchait. Il sauta au sol et s'écrasa contre celui-ci, provoquant un léger cratère et quelques secousses.

Eh bien, eh bien, mon cher Appolyôn. Il fit craquer ses phalanges. Tu m'as beaucoup manqué.

Amaymon... Que fais-tu ici ? Oméga descendit de monture et rajouta : laisses ces humains en dehors de ça. Ils n'ont rien à voir avec nous.

Je suis venu prendre de tes nouvelles et c'est comme ça que tu me remercies ? Si tu acceptes de parlementer avec moi, je les laisse partir...

Amayon sourit.

Très bien.

Les otages touchèrent le sol, déposer par des mains de pierre sorties des croix. Les gens prirent immédiatement leurs jambes à leur cou en hurlant. Mais chez les Diables, parlementer n'a pas la même valeur que négocier. Et à part Kuro, personne ne serait témoins du débat des deux diables. Débat qui s'ouvrit avec la simplicité d'une charge du diable vert maitre de la terre, qui tenta de planter ses doigts griffus au visage d'Oméga qui parvint à lui saisir le poignet et à planter le bras de son adversaire au sol, avant de lui flanquer son genou dans le visage. Celui-ci partit vers le haut, mais Oméga battit en retraite pour éviter de se faire attraper au cou.

Alors, pourquoi as-tu décider de t'installer dans ce monde rempli de faibles créatures qui n'auront de cesse que de vouloir te faire brûler, mon très cher frère ?

Je ne suis pas ton frère, Amaymon. Et je n'ai pas de compte à te rendre non plus.

Le fameux "frère" se mit à hurler de rire, dément et amusé. Son rire se répercuta dans le silence morbide du village vidé.

Tu t'es attaché à ces piètres humains ? La bonne blague. Ils sont fragiles et faibles et ils sont fourbes, encore plus que nous.

Pense ce que tu veux ... Pour pouvoir être dépayser, il faut savoir voyager.

Mais j'ai voyagé ! J'ai voyagé ! Dit-il en faisant de grands et amples mouvements des bras. Et je suis venu te rendre une petite visite de courtoisie grâce à l'un de ces idiots qui s'est laissé tenter par mes murmures ! Mais ce monde est horrible. Tu ne peux pas tuer qui que ce soit sans que ça ne choque. C'est vraiment très surfait.

Oméga soupira. Amaymon se calma lui aussi. Quelque chose lui déplaisait.

Appolyôn. Où sont tes pouvoirs ? Tu comptes réellement débattre avec moi avec si peu de verve ? Ou alors, tu es devenu aussi faible que tes amis les humains ?

Oméga enleva la housse de la Koumaken. Puis, il se débarrassa de sa veste, révélant ses quatre armes cachées sur le corps, en plus du sabre et son fourreau qu'il tenait entre les mains. Amaymon patienta calmement, sa queue verte fouettant le sol en attendant que son adversaire révèle ses futurs arguments. Ceux-ci se révélèrent lorsqu'il retira le fourreau de la Kurikara. Ses oreilles devinrent plus pointues. Ses dents se muèrent en crocs. Deux cornes de feu apparurent dans sa chevelure. Et sa queue à pompon noir s'enflamma... L'air autour de lui se mit à chauffer. Et le monarque de la terre sourit, révélant lui-même ses crocs. La terre se mit à trembler autour de lui, comme un séisme menaçant.

Heureux de voir que ton nouveau corps ne tuera pas mon plaisir... Appolyôn ... Ou plutôt, devrais-je dire Oméga !!

Et dans ce murmure qui s'était terminé en un hurlement, le diable contrôlant la terre s'était rué sur son adversaire pour échanger quelques coups. L'un utilisait ses griffes, l'autre utilisait sa lame enflammée. Chaque frappe des deux diables, diables à la force surhumaine, provoquaient des tremblements et des jets de flammes. Le village de Tully ne résisterait pas à l'affrontement.... Oméga se résolut à l'attirer en dehors de la place du village. Mais son adversaire soupira.

Tu te retiens. Je suis déçu. C'est à cause de ce village d'Humain ? Alors débarrassons-nous de celui-ci.

Il posa sa main avec fureur sur le sol. De sa paume, une vibration s'étendit. Et toutes les bâtisses s'écroulèrent soudainement, comme un jeu de dominos morbide, alors que la terre s'était mise à vibrer de plus en plus fort au fur et à mesure que l'hilarité du monarque de la terre s'émerveillait de ses actes. Oméga n'avait rien pu faire. Et cela le frustra profondément. Il grogna, crachotant comme l'eut fait un chat. D'un coup de sabre, une longue et brûlante vague de feu se dirigea vers l'autre diable, qui sans bouger de la position où il se trouvait, fit un grand sourire alors que plusieurs plaques de pierre se levèrent les unes après les autres pour le protéger. Mais elles tinrent quelques secondes, fondant littéralement sous l'atroce vague enflammée de bleu, qui parvint jusqu'à lui.

Il se dégagea en hurlant sur le côté, éteignant les flammes sur lui. Une odeur de viande brûlée se répandit dans l'air. Cependant, amusé, il ajouta :

Appolyôn, tu as toujours le sang aussi chaud... Allons-bon ! Un village détruit, dix de reconstruits...

Ferme là, abruti et retournes d'où tu viens ! Grogna Oméga qui fondit en avant sur son adversaire.

Celui-ci para d'un simple revers de main, le regard impassible, écartant la lame en feu. Oméga ouvrit grand les yeux et comprit son erreur. La force d'Amaymon était largement supérieure à la sienne. Attrapant Oméga par le cou, il claqua sa proie au sol avec force tandis que celui-ci parvint à lui décocher un coup de pied dans le visage du diable vert. Les deux adversaires, le souffle coupé, se laissèrent reculer mutuellement.

Dans un nouveau bond, ils s'affrontèrent dans les airs. Les cliquetis de la Kurikara contre les griffes du monarque de la terre secouaient les ruines du village tel les tambours de la guerre. Partout autour d'eux, la réalité se confondait de plus en plus avec ce qui aurait pu être l'enfer. Des flammes bleues, vives, qui laissaient échapper de la fumée blanche jusque dans le ciel. Et des pans de terre éclatés, qui s'échappaient des ruines. Chacun des coups des deux adversaires projetait de la magie qui, libérée de tout contrôle, défigurait la paisible tranquillité du village de Tully. Dans une lutte acharnée en plein milieu des airs, ponctués de saut et de rebonds, Amaymon avait perdu l'avantage sur son adversaire, mais la reprit en lui attrapant la queue et en la serrant fort dans ses mains, forçant Oméga à lui concéder cette manche.

Affaibli par la prise de son point faible, le monarque diabolique, aligné avec la direction du sud, le plaqua au sol et le martela de coups le visage et le torse du jeune homme aux oreilles pointues et aux flammes bleues. Celles-ci défendirent leur émetteur en tentant d'avaler le monarque de la terre qui para en façonnant depuis son dos des bras de terre pour tenter d'achever son "frère". Néanmoins, les deux diables luttaient à force égales ou presque. Les rochers que projetaient télékinésiquement sur Oméga brûlaient dans ses flammes, le forçant à battre en retraite. Il courait avec vélocité, tentant de rester en mouvement pour éviter que les flammes du purgatoire, émise par le monarque diabolique aux flammes bleues ne l'atteignent. Les ruines de Tully étaient désormais recouvertes de flammes bleues qui refusaient de s'éteindre et qui continuaient de se répandre, brûlant ce qu'elles pouvaient à cet effet.

C'est tout ce dont tu es capable, Appolyôn ? Par le passé, tu te défendais mieux que ça !

Arrête donc de courir, Amaymon et tu verras pourquoi mes flammes brûlent l'âme et la matière !

Oui, les deux diables étaient au cœur de leur "débat". Celui-ci provoquait des conséquences cataclysmiques et la conclusion de celui-ci était encore incertain. Qui exercerait au plus fort le son de sa voix ? Qui imposerait sa volonté à l'autre ? Leurs pouvoirs respectifs brûlaient autour d'eux. Une aura verte autour d'Amaimon. Une aura bleue autour d'Oméga. Les deux se jaugeaient l'un l'autre. Oméga était beaucoup plus haletant que son confrère vert. Ils s'étaient tous les deux échangés beaucoup de coups, mais la force du monarque de la terre lui avait permis de fatiguer physiquement son opposant.

Eh bien, pourquoi es-tu si fatigué ? Le combat ne fait que commencer.

Oméga sourit, amusé. Son "frère" n'avait pas compris quelque chose d'important. Il dit en se remettant en garde :

Tu dois le savoir, les corps humains nous limitent beaucoup dans nos arguments.

Inepties !

Et pour prouver qu'il avait raison, Amaymon se mit à prier. Amusant pour un diable ou un démon, il est vrai, mais Oméga comprit que le débat s'élevait à nouveau et que c'était mauvais pour lui. Le sol autour de lui s'enfonça autour de ses pieds. Et il fut enfermé entre quatre piliers de roche. Est-ce que Amaymon avait gagné. Ce dernier sourit alors, en voyant les quatre piliers en train de fondre. Bien sûr que non. Il avait forcé Appolyôn à se montrer plus entreprenant dans son combat, voilà tout. Leur regard se croisa. Dans un flash, un hurlement, une lumière bleue se répandit devant Oméga et Amaymon leva une muraille de dix pierres sur trois épaisseurs autour de lui, alors qu'elles prirent feus, ensemble, le protégeant de justesse. Dans la mer de flammes bleues, une ombre noire se détacha du reste. Elle avait deux sabres désormais. Et Amaymon se retrouva à lutter contre le monarque de la destruction et aux flammes purificatrices, qui désormais, se battait avec beaucoup plus de hargne et de fureur.

Mais les mouvements du monarque de la terre étaient réellement limités par le feu de plus en plus présent autour d'eux, tandis qu'Oméga pouvait se permettre d'y bouger sans en souffrir. Par ailleurs, pour la première fois, Amaymon craignait la situation, car ..

Tu bouges différemment que par le passé. Ces mouvements ... Ce sont des mouvements d'escrimes humains... Oui ... Un diable n'a jamais peur. Il s'amuse toujours plus. Ces flammes ... Ces flammes m'ont manquées !! Sa voix était terrifié ... Mais son sourire s'élargit à des proportions tout bonnement sadique et amusé, il se mit à crier, hystériquement :

Amaymon versus Appolyôn, le choc des diables Amaymon
PARFAIT !! PARFAIT !!! OMEGA, APPOLYÔN ! MONTRES-M'EN PLUS !!
Et en hurlant, il s'était mis à parer de plus en plus fort les attaques du jeune homme brun aux caractéristiques diaboliques. Esquivant les jets de flammes alors que le soleil se couchait au loin, le combat s'était décidément éternisé. Mais pour ces créatures-là, hautement qualifiable de monstres, ce genre d'activité pouvait s'étaler dans le temps avec plaisir. C'était dans leur sang. Ces escarmouches étaient rares, mais quand elles avaient lieu, elles promettaient un spectacle grandeur nature, un affrontement comme personne sur Earthland ne pouvait se targuer d'en avoir vu jusqu'à maintenant.

Les vibrations sur les lames du Diable aux flammes bleues atteignaient des pics de plus en plus haut. Chaque bruit ressemblait au fracas d'un gigantesque marteau. Et chaque coup était accompagné de rugissements enflammés. Amaymon néanmoins, fit une erreur. Oméga parvint à lui porter un coup de pied dans une rotation, le retournant sur le dos. Là, dans un jet, la Kurikara se planta dans une épaule du monarque de la terre. Finalement, la Muramasa se logea dans l'autre. Oméga se propulsa jusqu'à son adversaire en feu et retira ses deux sabres. Sous la douleur, Amaymon tenta d'attraper à nouveau le diable aux flammes bleues. Erreur. Un coup. Deux coups. Trois coups. Et les autres partirent, encore et encore. Découpant la dure peau du monarque de la terre, les flammes hurlantes le consumèrent.

Oméga se reposa au loin, au sol. Son visage était largement abîmé. Ses bras, son torse, ses jambes... Il saignait de partout. Ses côtes étaient brisées. Quant à Amaymon, lui aussi, était gravement blessé. Son corps brûlait et ses blessures saignaient abondamment malgré tout. Cependant, il se releva et dissipa les flammes par la force son aura seule. Hurlant, il fit apparaître un gigantesque golem de terre derrière lui, dans un ultime effort pour affronter son rival aux flammes bleues. Le golem de terre démoniaque, leva son poing vers Oméga qui courut sur celui-ci, jusqu'à Amaymon, qui était sur l'épaule de sa création. Néanmoins, le golem l'éjecta au sol et il manqua de justesse de se prendre un nouveau coup. Mais ..

Qu'est-ce que .. ?!

Le Golem tomba en avant. Amaymon aussi. Il chuta au sol, incapable de bouger. En hurlant. Son golem se disloqua en poussière, dans la tombée de la nuit. Oméga, calmé par sa propre chute, rangea la Muramasa. Il s'était relevé et boita avec peine jusqu'au monarque de la terre :

Héhéhéhé ... J'ai gagné, Amaymon. Tu as perdu. Je te l'avais bien dit, que nos corps humains nous limitent. Plus tu uses de tes pouvoirs et plus celui-ci en deviendra instable... Je dois admettre que tu es doué d'avoir pu maintenir le contrôle sur ce corps aussi longtemps ... La Koumaken en main, le diable immolé d'un manteau de bleu s'avançait en s'appuyant sur son arme. Il devait achever le roi de la terre tant qu'il le pouvait. Amaymon tenta de se relever, mais ne parvint pas à bouger autre chose que ses deux bras. Tu leur diras bonjour de ma part, en enfer, n'est-ce pas ?

Le diable vert sourit, malgré ses blessures.

Finement joué, Appo'. Tu as leurs salutations aussi. Il cracha du sang, haletant, avant d'ajouter : tu as gagné ce round ... Mais la prochaine fois qu'on se verra, je préparerais mieux l'affrontement ... Et tâche de retrouver la totalité de tes pouvoirs... Tu étais plus effrayant ... Par .. Le .. Passé...

Alors, le corps d'Amaymon se dissipa en poussière qui se dispersèrent au gré du vent, alors que Oreilles Pointues s'effondra au sol, inconscient, exténué et incapable de rester réveiller.

Une ombre au loin se retira, témoin de toute la scène, tandis que Kuro alla voir son maître blessé.
   
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