Le blond, le brun, et les truands
 MessageSujet: Le blond, le brun, et les truands   Le blond, le brun, et les truands EmptySam 5 Jan - 22:03

Daryan C. Illunar
Daryan C. Illunar

[M] Weer Lopen

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« Il pleut, il mouille, c'est la fête à...
- TA GUEULE ! »

Et hop, je baissais la tête et il passait au dessus. Effectivement c'était la fête à sa gueule. Je l'arrêtais en l'attrapant à la ceinture en pensant le frapper un coup contre le comptoir et il perd son pantalon, finissant en sous-vêtement contre le parquet du la pièce. Le pantalon était moche et la ceinture ne valait pas mieux : Je la jette au dessus de mon épaule. L'acier de la boucle frappe le visage d'une personne. Les dents grincèrent, le bras se leva et la bouteille explosa. Laquelle ? L'alcool, devant moi. Le liquide finissait dans les yeux de l'idiot. Je me levais, le banc rouge se gonflait et mon coude frappait bientôt dans ses dents. L'homme en sous-vêtement – qui s’avérait être un caleçon blanc avec des oursons – revenait à la charge. Je pointais du doigt le bas de son ventre et comme un abruti, il regardait le doigt. Soupire venant de moi, il comprenait qu'il devait regarder en bas. Tête baissée, bim qu'il se prenait le genou dans le nez me permettant de me remettre à mon verre. Une gorgée, deux gorgées et voilà que je me prends un banc dans la tête, me renversant sur le côté et frappant en même temps avec le pied le mec qui était assis à côté de moi. Croyant que c'était celui de derrière, l'alcoolique à mes côtés se levait et frappait l'homme. Tous les quiproquos inventés ici, additionnés aux invités et touristes alcoolique et l'absence de maître Bob qui était en réunion... le bordel à la guilde. Ce qui se passe ici ? Deux gars qui s'embrouillaient, un gars qui s'amusait à danser en faisant des mouvements de bassin sur le comptoir au dessus de ma tête (je la levais et il pouvait se retrouver sans possibilité d'avoir un gosse), un autre avec un caleçon de bisounours qui faisait du coller-serrer avec le pilier principal qui maintient les combles et pour finir, un pistomancien qui s'amusait à tirer sur des pommes pour faire, qu'il disait, « la plus grosse tâche de pomme sur le mur ».
Je levais la tête de force et bim, entre les jambes : il s’écroulait doucement. Arrivé devant le pistomancien, je rentrais ma main dans la manche pour en sortir mon épée : le pistolet était miens. J'arrivais devant les deux gars qui s'insultaient et fracassait leur tête l'une contre l'autre. Il ne restait plus que le gars au caleçon qui... m’écœurait tellement que je préférais rien faire.

« Bordel arrêtez ! »

...Ahah. C'est quoi cette chose qui arrive à la guilde ? On dirait une baleine volante. Les rides sur la tête ça faisait les vagues. Et mon dieu ces habits mais que c'est moche ! Qui peut bien s'habiller comme....

« Maître Bob ! »

Voilà ce que je disais avec le rire nerveux qui se faisait entendre, le lustre qui se fracassait contre le sol avec l'idiot qui faisait l'homme de la jungle dessus, les deux hommes qui s'insultaient à moitié en train de se faire des bisous par terre dans le sens où ils étaient tombés, et Maître Bob qui arrivait stupéfait de la vue qu'il avait. J'essayais de me faufiler vers la porte de secours avant que la terre commence à trembler. Au secours...

« Maître, c'est que, sans vous, tout le monde arrêtait pas de boire, et j'étais le seul encore en état et que...
- Chris ! Viens ici mon chou j'ai une mission pour toi ».

Le simple mot « mon chou » avait réussi à me faire trembler de peur. Quand allait-il arrêter ça ?
Je m'asseyais sur un siège et écoutait ses paroles. Apparemment il s'agissait d'une mission en collaboration avec une guilde nommée Angel's Sky. Ce nom me disait vaguement quelque chose... Bref, une mission de rang B où il fallait voler une voleuse. Voler une voleuse ? Ca me disait encore une fois vaguement quelque chose. Voler, Angel's Sky. Suzu ? Oui, c'était bien avec elle la mission où nous avions dût voler des voleurs. C'est des putains de voleur à Angel's Sky c'est pas possible...
J'arrachais le papier de mission des mains du maître et commençais déjà mes premiers pas vers l’extérieur de la guilde.

« Chrisssouuuuu ! Attends ! Le mage avec qui tu vas travailler est un beau blond et charmant jeune homme au visage fin qui fait tomber tous les sexes du pays, ça te dérangerait de prendre une photo de lui pour moi ? A vrai dire, s'il n'est pas encore apparu dans le Sorcerer en double page poster à décoller en maillot de bain c'est que...
- Chut, pas plus de mots s'il vous plait... »

Rouge. J'étais totalement rouge. De honte ?
La question existentielle du moment : Est-ce qu'il m'avait prit en photo en cachette pendant mes entraînement au lac et m'avait-il accrocher au mur de sa chambre ? Horreur.



~°~°~°~°~°~°~°~°~°~




Plus tard à Shirotsune... Mais c'est quoi ce nom pourri ? Ouais bref bref bref. J'attendais assis sur un banc le soit disant bourreau des cœurs qui devait m'aider pour cette mission. C'était sans attendre l'ombre qui approchait, m'obligeant à plier les yeux et qui me remémora plusieurs images... Le torrent d'eau lumineux à Magnoria, la forêt de neige où elle a parlé pour la première fois. Je venais de comprendre que lors de ces deux évènements il s'agissait de cette même personne. Et je venais aussi de comprendre que je voyais, pour la troisième fois.

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« Avez-vous confiance en moi ? Iratus Orationis est née, signe de la révolte du peuple, de votre perte de confiance. Mais aujourd’hui je vous propose Weer Lopen, née des cendres de la Blue Pegasus d’antan. Nous ne nous soumettons à aucune institution : notre mot d’ordre est l’indépendance, la liberté et l’équilibre que doit recevoir ce pays. Nous protégeons, nous garderons, nous punirons, et ferons de votre voix celle du peuple et de la raison. »
 MessageSujet: Re: Le blond, le brun, et les truands   Le blond, le brun, et les truands EmptyDim 6 Jan - 23:17

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C’est pas tous les jours qu’on peut siroter tranquillement son diabolo à Angel’s. C’est vachement calme aujourd’hui. C’est pas tous les jours non plus qu’on rencontre un Laxus plein de compassion. Bah, aujourd’hui est un jour pas comme les autres.

« Miku…
- Hmm ? » Je me tourne vers mon interlocuteur. Oh, c’est Laxus. « Bonjour, Master. »

Le mage légendaire me fixe un moment avec son air neutre. Qu’il m’énerve quand il n’exprime rien comme ça. Je sonde ses émotions, y trouvant dépit et dégoût, compassion et pitié. Bordel, ça sent pas bon, j’ai fait quoi encore ? Il me tend une feuille de papier comme s’il s’agissait de ma condamnation à mort. Je l’attrape et fixe un long moment. Eh bah, c’est une mission on ne peut plus ordinaire, non ? Non.. ? Apparemment pas, les troubles émotionnels du maitre foudroyant ne se sont pas apaisés.

« Un problème, Master ?
- Tu feras équipe avec un mage de Blue Pegasus une fois sur place. Miku, je ne sais pas ce que tu as fais pour que le maitre de Blue Pegasus te suive comme ça, mais demande lui de ne pas m’envoyer de courrier comme ça. Clair ? »

Je frissonne quand il évoque Bob. Ce mammouth aurait envoyé une lettre à Laxus pour qu’il m’envoie chez lui ? D’ailleurs, ça veut dire quoi, un courrier « comme ça » ? Evidemment, Laxus est déjà loin et c’est un éclair dans le postérieur qui me fait bondir vers la sortie. Le bon point, c’est que je n’ai pas à me rendre à la guilde des play-boys, j’évite donc encore une rencontre avec Bob. Mais j’ai peur de la personne que ce maitre a pu choisir pour m’épauler dans cette mission.

~

Me voilà à Shirotsume. Il se passe beaucoup de chose dans cette ville ces temps-ci. Bon alors, il est où ce mage de Blue Pegasus, hein ? Y sont toujours drôles à nous envoyer comme ça les Master, à croire qu’une bonne étoile va nous faire nous rencontrer comme ça. Un brun. Mais des bruns avec des auras magiques, y’en a des… Ah bah non, y’en a qu’un.

« Yô. C’est toi le mage de Blue Pegasus ? »

Ah bah non, Lamia Scale. Loupé c’était pas lui. Ils ont des bruns à Lamia Scale ? Le seul que je connais là-bas, c’est Solis, et il a quand même plus de classe que ce pseudo-mage ténébreux. Je quitte la gare, un peu honteux de m’être planté, puis je fouille la grande place herbée qui s’offre à moi. Voyons, une aura magique. Un brun. J’avance en me disant que peut être je suis arrivé avant lui, jusqu’à ce que je trouve. Ouais, parce qu’en fait, j’le connais déjà mon coéquipier. Je m’avance vers lui et son air ébloui par le soleil. Je sens son esprit s’agiter quand il réalise, lui aussi, qu’on se connait.

« Salut, Chris. Comment ça va depuis le temps ? »

Je lui tends la main pour le saluer. En temps normal, j’aurai affiché un large sourire enfantin. Là, je n’avais qu’un sourire poli. Je ne savais pas trop comment me comporter avec. Il était génial, forcément gentil puisqu’il m’a aidé à venger un assassinat. Mais il était… fragile ? Il connait Alice, tout comme moi, et je me demande si parler d’elle sera nécessaire au court de la mission. En ayant vite marre de ces pensées casse-bonbon, je décide de passer à l’action rapidement pour ne pas me morfondre dedans. Autant faire comme si de rien n’était, et si une tension s’installe, je ferai en sorte d’y remédier.

« Allons donc rendre visite à cette bourgeoise. »

Le mot bourgeois, sorti de ma bouche, n’était en général pas un compliment. Et je crois que ça se sent. Enfin bref, il faut récupérer ce tableau. Les voleurs devraient apparaitre rapidement si on y va franco.


 MessageSujet: Re: Le blond, le brun, et les truands   Le blond, le brun, et les truands EmptyMer 9 Jan - 19:53

Daryan C. Illunar
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« Salut, Chris. Comment ça va depuis le temps ? »

Il avança sa main avec un petit sourire sur les lèvres. Je la regardais, interrogé sur ce que je devais en faire. Je lui serrais la main calmement et m'en servit pour me lever. Je ne savais pas quoi penser de ce moment. Je ne savais pas non plus ce qu'il pensait de moi. C'est à peine si la connaissance de mon prénom était chez lui. En plus de ne connaître que ça chez moi, j'étais sûr qu'il ne savait pas quoi penser après l'autre jour, dans la forêt. Je l'avais aidé à battre un mage tournant du mauvais côté, mais il m'avait aussi vu abandonner Suzu, la mage d'Angel's Sky. Le sourire sur mes lèvres était faux. Il cachait un sentiment pathétique qui s'élevait en moi. D'ailleurs, comment s’appelait-il déjà ? Maku ? Muka ?
Miku – parce que par un élan de surprise le lapsus de son prénom vint se révéler – m'invita à rejoindre le manoir de la folle. Parce que oui, elle était folle. Elle est riche et n'a pas pu s'offrir l’œuvre que possédait un pauvre. Deux solutions : Le pauvre en demandait trop ou cette vieille peau est une grosse radine. Comme je savais que c'était une vieille peau ? Attends. Cherche des peintures pour faire genre alors qu'elle doit rien y connaître et qui veut pas céder une pièce à un pauvre dans la rue, c'est la définition de quoi à votre a vis ? Une riche blonde. Pourquoi blonde ? Je sais pas, je cherchais une couleur de cheveux commune que se mettent les vieilles quand leurs cheveux deviennent blancs. Maintenant que j'y pense, ça ferait quoi une vieille avec les cheveux violets ? Eh mais... je veux voir ça !

Bref. On venait de marcher à peine quelques mètres. La ville n'était pas grande. Et on était déjà aux environs de l'extérieur où se trouvait le manoir. Les murs en pierre étaient presque cinq fois plus haut que nous et le portail en fer n'avaient pas l'air de vouloir bouger d'un pouce.
A travers le portail – parce que les barreaux n'étaient pas collés – on pouvait voir le jardin. Une énorme aller qui se coupait dans une sorte de place avec une fontaine. L'aller de gravillons jaunes légers s'étendait jusqu'à la grande porte et coupait l'immense jardin d'herbe verte.
Je grattais le métal avec l'ongle de mon index pour visualiser la dureté de la matière. Il semblerait que mon épée ne suffirait pas à détruite ça. Il faudra trouver autre chose. Bon, en vérité pour moi ça serait plus que facile de briser ça mais niveau discrétion on pouvait faire beaucoup mieux. Le truc serait de tout trancher et le mur avec mais le bruit alerterait tout le manoir. Je repassais ma tête et mon bras derrière le mur pour rester cacher de la vue des fenêtres et regardait le blond qui était devant moi. Au pire, on pouvait très bien escalader et risque de tomber au risque qu'on nous prenne pour des personnes avec quelques problèmes mentaux. D'ailleurs il n'y avait personne donc ça risque rien... Mais même !
...Et si tout simplement je poussais la poignet en fait ? Et c'est par cette pensée idiote qu'on se retrouvait devant la porte du manoir tous les deux, à attendre.

« On fait quoi ? »

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« Avez-vous confiance en moi ? Iratus Orationis est née, signe de la révolte du peuple, de votre perte de confiance. Mais aujourd’hui je vous propose Weer Lopen, née des cendres de la Blue Pegasus d’antan. Nous ne nous soumettons à aucune institution : notre mot d’ordre est l’indépendance, la liberté et l’équilibre que doit recevoir ce pays. Nous protégeons, nous garderons, nous punirons, et ferons de votre voix celle du peuple et de la raison. »
 MessageSujet: Re: Le blond, le brun, et les truands   Le blond, le brun, et les truands EmptySam 12 Jan - 13:49

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Chris est une de ces personnes simples à côtoyer pour moi. Toujours calme, reposant. En plus de ça, il n’est pas très bavard. Une fois n’est pas coutume, je me joins à son mutisme, perdu dans mes pensées. J’ai quand même une chance de fou d’être tombé sur lui comme partenaire, plutôt qu’un fanatique qui m’aurait kidnappé pour me livrer à Bob. Des frissons me parcourent l’échine ; pourquoi me veut-il dans sa guilde ? Aurait-il un projet secret qui nécessite mes talents ? Cela m’étonnerait fort. Malgré leur réputation de play-boy, la guilde de Blue Pegasus est une des meilleures de Fiore. Cette opportunité dans ma carrière de mage doit s’apparenter à une promotion, et pourtant je n’arrive pas à la voir comme positive. Je préfère faire grimper ma guilde actuelle dans le classement plutôt que de me retrouver dans une guilde pleine de mages puissants mais inconnus pour moi. Et puis, entre Laxus et Bob, y’a pas photo.

Qu’importe, ce n’est pas la question. Je ne porte pas trop attention à ses premières réactions et je me refoule derrière ma facette professionnelle pour ne pas avoir à parler. Arrivé au manoir, un grand portail de plus de deux mètres se dresse devant nous. Jugeant de la taille de la propriété d’un coup d’œil derrière les barreaux, je suppose que la bourge est bien plus que suffisamment riche. Et après ça part piller les pauvres pour un simple tableau ? Pitoyable ces gens-là, vraiment. Je suis sorti de mes pensées par Chris qui, exploit interdimensionnel, a parlé.

« On fait quoi ?
- Bah, on rentre ?
»

Dis-je simplement en ouvrant le portail. Miku dans toute sa splendeur. Son grincement de goupilles mal huilées me fait sursauter, mais aucune alarme ne se déclenche. Dommage. A vrai dire, j’aurai aimé cogner du garde pour me défouler. L’absence de blabla incessant, probablement. Maintenant que c’est ouvert, nous entrons. Impossible de fermer le portail avec discrétion, du coup, on se rattrape en traversant le terrain sans trop se faire remarquer. De qui ? Je n’sais point, mais on n’est jamais trop prudent. Qu’est-ce que j’me sens con de sortir ça après ma gaffe du portail. Chris doit me prendre pour un débutant maintenant.

Derrière une aire boisée, caché par quelques buissons, nous guettons l’entrée principale en cherchant par où entrer. Un domestique choisit ce moment précis pour sortir et arroser les fleurs devant la maison. Super. Ca me remémore la magie de Chris, et pris d’une idée brillante, je lui indique de me suivre jusqu’à l’arrière de la maison. De là, je lui pointe du doigt une fenêtre au sol et je vérifie moi-même ce que l’on voit à travers en me baissant. Je l’aurais bien ouverte si elle n’était pas verrouillée de l’intérieur. Je remarque alors un détail et je me redresse.

« On va entrer par là. Personne n’a l’air de trainer au sous-sol. »

Son expression faciale m’indique clairement qu’il n’a pas l’intention de briser la vitre et détruire toutes chances, si minimes soit elles, restantes d’être discrets. Bah, à quoi pense-t-il, sincèrement, je ne suis si id… Enfin bon. Je ferme les yeux en prenant une grande inspiration, et je passe en revue les souvenirs qui m’intéressent. Suzu. Sa vie. Son frère jumeau qui lui est arraché. Ses parents et leur triste sort. Et cette scène sous la neige…

« Emotion Wave. » Mon corps change de composition jusqu’à devenir complètement liquide. « Aller, fais-moi passer par le soupirail et je t’ouvrirai la fenêtre. » Car oui, il y avait effectivement un léger trou sur le côté du mur qui menait à l'intérieur. Bien que gymnaste vétéran, mes capacités de contorsionnistes ne me permettent pas l'exploit de le traverser seul. Un plan qui me semblait ingénieux, pour une fois.


 MessageSujet: Re: Le blond, le brun, et les truands   Le blond, le brun, et les truands EmptyDim 13 Jan - 21:07

Daryan C. Illunar
Daryan C. Illunar

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Nous avions avancé de quelques mètres et, bloqués à l'exterieur du bâtiment, il semblerait que Miku avait son cerveau en ébulition. Cerveau plus développé que le mien puisque le blond venait de trouver une fissure près d'une fenêtre amenant au sous-sol. Il se changea plus ou moins vite en matière aqueuse et me demanda de le faire passer de l'autre côté.
Plusieurs points à éclaircir. Le premier c'est que je n'avais pas comprit, au départ, l'idée de mon partenaire de mission. La deuxième c'était la pensée du stalker blond d'Angel's Sky qui connaissait ma magie. La troisième c'était le souvenir de cette masse d'eau que j'avais déjà vu lors de ce jour : un Unisson Raid.
Bref, ce qu'il ne savait pas c'est qu'un petit problème s'imposait. Je contrôlais des liquides, pas un corps, même s'il s'était transformé. Au pire je m'en foutais, s'il perdait un bras lors de sa re-transformation on dira que c'est le mec qui a mal posé la fenêtre ou le serrurier le fautif puisqu'on peut pas rentrer voler tranquillement un tableau sans se faire remarquer et sortir sans rien dire.

Je fermais les yeux et visualisait les lieux. Le liquide ne bougeait plus dans tous les sens, le mouvement était fluide tel un serpent sur le sol. Bientôt, il était passé de l'autre côté. De mon côté à moi, je pointais du doigt la poignait qui pouvait m'ouvrir le passage. Pendant qu'il s'attaquait à tourner la poignet de la fenêtre, je baissais les yeux, mes paupières se fermaient et laissaient mes yeux se fermer à mi-clos. Je n'avais jamais senti ce dégout auparavant. Contrôlé ce corps... Moi qui n'avait aucune émotion positive ou négative, moi qui était depuis tout à l'heure neutre, je ne savais pas pourquoi mon moral venait de tomber à zéro juste en entrant en symbiose avec cette eau...

Ce n'était que quelques secondes plus tard que nous étions tous les deux à l’intérieur. J'avais manqué de tomber lors du passage entre l'extérieur et l'intérieur mais pour le moment tout allait bien. Non seulement on devait trouver l'oeuvre, mais on devait aussi faire attention à la possibilité que l'endroit soit garder. Si j'étais une vieille peau radine et riche – ce que je ne suis pas et encore heureux -, je cacherai le tableau dans un coffre. Quoi que là on parlait d'une vieille peau riche. Sans doute le genre de grand-mère à inviter ses nouvelles amies riches à prendre le thé tout en délaissant ses anciennes connaissances. Mais dans ce cas elle chercherait à les impressionner non ?

« Le salon de thé ? »

Bizarrement j'étais presque sûr de moi. Une telle personne exposerait une œuvre magnifique pour montrer ce qu'elle était et ce qu'elle n'était pas.
Bon, ok, j'avoue avoir pensé à deux lieux avant ça. Le premier c'était la cuisine parce que j'avais juste la dalle, à fond. Le deuxième lieu c'était la bibliothèque. Aucun rapport à première vue avec celui-là mais une chance sur deux que si il y en avait une c'était pour faire gente. Limite elle devait pas savoir lire cette psychopathe.
Je regardais la tête de Miku. Je ne savais pas ce que son expression était censé montrer mais j'ouvrais déjà la porte de la petite salle pour arriver à un escalier en bois permettant d'aller au rez-de-chaussé sûrement... En espérant ne pas tomber sur quelqu'un qui pourrait nous voir.

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« Avez-vous confiance en moi ? Iratus Orationis est née, signe de la révolte du peuple, de votre perte de confiance. Mais aujourd’hui je vous propose Weer Lopen, née des cendres de la Blue Pegasus d’antan. Nous ne nous soumettons à aucune institution : notre mot d’ordre est l’indépendance, la liberté et l’équilibre que doit recevoir ce pays. Nous protégeons, nous garderons, nous punirons, et ferons de votre voix celle du peuple et de la raison. »
 MessageSujet: Re: Le blond, le brun, et les truands   Le blond, le brun, et les truands EmptyMer 16 Jan - 16:25

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Je réapparais en bonne et due forme à l’intérieur de la cave et je m’empresse de désactiver ma transformation. Le tour de passe-passe a parfaitement bien fonctionné, j’en suis bien content, néanmoins j’éviterai de soumettre mon corps à ce genre de situation trop souvent. Je remue les mains tout en faisant jouer les muscles de mon coup, content d’être redevenu normal et ayant désactivé ma transformation. Eh bien, maintenant, je sais ce que ressentent les chaussettes dans une machine à laver. Je me dirige vers la fenêtre, montant sur un meuble à l’équilibre douteux pour atteindre la poignée tandis que Chris me fait signe de me dépêcher. Une fois la voie ouverte, je descends d’un bond et commence à observer avec plus d’attention la salle qui m’entoure. Il s’agit d’une cave de stockage, sans aucun doute. Il y a donc de fortes chances pour que le butin du vol soit conservé ici, non ? D’un geste discret, je soulève une nappe de protection en tissu blanc pour étudier ce qui pourrait être caché en dessous quand Chris me reprend

« Le salon de thé ? »

Effectivement, c’est une très bonne idée. Quel meilleur endroit pour exposer sa dernière acquisition avec une ostentation de bourgeoise superficielle ? C’est pas mon neurone blond qu’aurait trouvé ça. Mené par une intuition inexpliquée, le mage de l’eau ouvre une porte menant à un escalier de bois et me fixe sûr de lui en s’engouffrant dans la montée. Le passage est assez étroit, mais rien de dérangeant pour quelqu’un de ma taille. Chris fait preuve d’une efficacité déconcertante en matière de furtivité. Je reste derrière lui tout en le guidant un peu, me concentrant sur les sources émotionnelles pour éviter les plus proches ou celles qui se dirigent vers nous. Cette tâche m’oblige à rester fermement concentré, aussi je laisse mon coéquipier nous guider dans le dédale du manoir. Après quelques échecs nous finissons par trouver la salle qui nous intéresse. Simple, spacieuse, l’utilité en est évidente. Les murs rosés me donnent envie de vomir, je me concentre donc sur ces grandes fenêtres qui donnent sur le jardin, où l’on aperçoit une fontaine. Seules une table décorée et quelques sièges ornent le centre de la pièce, le reste n’est que fioriture. Mais dans ce décor rose bonbon de haute dame se détache un imposant tableau au-dessus de la cheminée… Chris et moi échangeons un regard accordé, et nous nous dirigeons vers le tableau. Tout comme décrit dans le papier de la mission, c’est forcément celui-là.

« Oh vous allez voir, vous ne serez pas déçu ! »

Je fais volte-face, et je vois la poignée de la porte s’abaisser. Quelqu’un vient, il faut réagir, vite. Bordel. Mon sang ne fait qu’un tour. Il m’excusera. Je fonce vers mon partenaire brun et je le plaque avec force contre le mur un peu plus loin. Bien collé à lui pour l’empêcher de bouger, je prononce alors à voix basse.

« Absolute Erasing. » Je me concentre alors pour agir sur les émotions environnantes. Les yeux fermés et les sourcils froncés, je murmure d’une voix presque inaudible à l’oreille de Chris « Ne parle pas. Ne bouge pas. »

J’ai failli ajouter Ne respire pas pour l’effet comique, puis je me suis dit que s’il éclatait de rire, mon sort allait tomber à l’eau. Les deux personnes entrées dans la pièce sont désormais non loin de nous. La maitresse de maison expose sa dernière trouvaille à l’une de ses amies. C’est d’un pitoyable.

« Mais il est magnifique, vraiment on reconnait bien le style de l’artiste à son apogée. Comment avez-vous pu vous procurer telle merveille ?
- Oho, c’est une longue histoire ! »

Sale pét… role ! Ouais, elle est tellement moche qu’on dirait du pétrole. Evidemment, les deux femmes ne nous remarquent pas. L’une d’elle nous a bien jeté un regard hautain avant de se désintéresser de nous. Le secret de cette magie n’est pas de nous rendre invisible, loin de là, nous sommes parfaitement visibles. Mais notre présence est camouflée par un nuage d’indifférence inoffensive. Les gens nous voient, mais ne nous porte aucune attention. C’est pour cela qu’il faut limiter les interactions avec l’environnement, se faire remarquer le moins possible car on pourrait attirer l’attention et briser le charme. Je ne réalise que maintenant l’ambiguïté de la scène. C’est que, les émotions de mon compagnon se font de plus en plus grandes, et j’ai comme un léger sourire qui s’esquisse sur mes lèvres. Le contact physique ne m’a jamais dérangé, je suis un garçon très tactile, mais ce n’est pas le cas de tout le monde. Aussi, quand les deux femmes vénales se précipitent hors de la pièce pour partager leurs affreux potins, je me détache de Chris sans attendre. Je n’exprime rien, je ne fais aucun commentaire, je me contente d’ôter le tableau du mur dans un calme professionnel. Ce n’est qu’à ce moment que je remarque un détail imprévu. Merde.

« Chris, il y a un vidéolacrima de surveillance là-haut…
- Bravo, mais tu n’as pas été assez rapide. »

Une nouvelle fois pris de surprise, mes reflexes me dirigent face à mon adversaire. Enfin, nos adversaires. Elles sont deux, un sourire mesquin au visage n’affichant rien de beau. Si mon pouvoir est efficace sur les gens présent, il n’a dû avoir aucune influence sur les deux femmes qui nous font barrage si elles nous observaient via le lacrima. Du coup, elles doivent se douter que nous sommes des mages embauchés… Han, fiotte.

 MessageSujet: Re: Le blond, le brun, et les truands   Le blond, le brun, et les truands EmptyJeu 17 Jan - 22:15

Daryan C. Illunar
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J'ouvrais la marche sur le chemin, suivi de Miku qui avait, semblerait-il, été impressionné de ma proposition. Je ne comprenais pas si c'était le fait d'avoir lancé ça tout seul sans lui demander son avis ou mes prises de paroles rarissimes. J'avais vraiment envie de lancer la conversation pour apaiser les tensions qui, je crois , commençaient à peser dans l'atmosphère.

Bientôt nous étions arrivés. Le blond était plutôt concentré. Et content de voir que ma remarque avait frappée dans le vrai, un sourire s'était posé sur mes lèvres. J'avais choisi ce moment là pour adresser un mot mais le loquet de la porte n'était pas du même avis. Il démarra sa danse pour ouvrir la porte à deux personnes. Je commençais à paniquer, regardant à gauche, à droite, même en haut. Cette fois-ci c'est moi qui passais pour l'idiot de service puisque Miku venait de trouver la solution. Il m'attrapa et me plaqua contre le mur. Les premières secondes je n'avais aucune réaction, juste un minuscule sourire à cause de la débilité des deux vieilles. Et puis, quand je baissais la tête pour regarder le blond, un peu plus petit que moi, je remarquais qu'il était un peu voire beaucoup trop proche, presque à s'appuyer sur mon torse pour m’empêcher tout mouvement.
Ma réaction : Au viol bordel !
Il devait sûrement sentir que mes articulations commençaient à se débattre d'elles-même. Mes joues viraient doucement au rouge pour m'arrêter, le seul moyen que j'avais – à part lui cogner dessus et se faire remarquer – c'était de me mordre la lèvre du bas en fermant les yeux. Le pire, c'est que son sourire voulait tout dire : il n'était en aucun cas dérangé par ce moment de honte. Et c'est lorsque les deux vieilles sortirent que je pris la parole.

« Ca reste entre nous ou ça va finir chez Bob... »

Je ne préferais même pas voir sa réaction et je tapais mes flans pour remettre mon gilet en place – et essayer de me faire discret face à ma couleur rosée. D'habitude ça ne me gainait pas et n'y faisais pas attention. C'est sûrement le fait de m'avoir averti de ne pas bouger qui m'a mit dans cette état. Ou autre chose, j'en sais rien. Enfin, je préférais ne pas m'en soucier.

« Chris, il y a un vidéolacrima de surveillance là-haut… »

Hein ? Ma surprise pouvait se faire entendre. Ou plutôt voir. Et c'est en me retournant vers Miku que je vis deux autres personnes tomber là, devant nous.

« Bravo, mais tu n’as pas été assez rapide. »

Et voilà que ça commence. On venait à peine de retirer la toile du mur qu'on se retrouvait devant deux poufs. La première était rousse avec des collants à motifs noirs qui finissaient sur des talons hauts. La deuxième était une blonde, rouge à lèvre, mascara, et un léger pantacourt qui lui collait aux cuisses. Elle est allé chercher ces deux là où la vieille qui possède ce manoir ? On devait combattre ou faire des photos de...

« Passe moi ça. »

Je préférais agripper méchamment la toile des mains de Miku pour l'entourer autour de mon bras droit et de la cacher sous mon gilet plutôt que de continuer mes pensées.

« Rends nous ça gamin.
- Vous avez pas du boulot sur les trottoirs au lieu de nous déranger ? »

J'avais réussi à en énerver une qui s'avança avant de se faire stopper par son amie. Elle lui conseillait de ne pas bouger, qu'une ruse pour les énerver était vite possible. Bizarrement, celle qui allait se faire avoir était la blonde. Allez savoir pourquoi ! Et la rousse parla...


« Oh, mon beau blond. Toi, là. Tu n'es pas le joli mage qui est passé dans le dernier Sorcerer. Il ne faudrait pas toucher à ton beau visage avant que je l'embrasse. »

Avant que quoi ? Et mo... Non rien. Elle leva le bras vers Miku et ouvrit sa main en entière. Elle s'illumina et laisser en sortant un énorme souffle de flammes bleues. Sans hésitation, je me jetais sur mon coéquipier pour le pousser contre le mur. Elle semblait forte, voyant que je m'interposais, le souffle était devenu un énorme pic et me frappa le ventre, me propulsant contre le verre du balcon et me jetant à l'extérieur. I believe I can fly, je volais sous trois étages.
En tant que mage d'eau je me suis dis que me prendre une attaque utilisant l’élément feu ne m'aurait pas fait grand chose. Ahah, Chris, t'es bien con mon pauvre. J'avais un mal de chien. J'ouvrais la gourde à ma ceinture pour en sortir de quoi arrêter ma chute. C'est à dire complètement rien. Idiot comme je suis j'avais oublié de la remplir depuis mon dernier combat. Juste assez pour cloner assez vite le tableau que je fis mine de faire tomber pendant ma chute, gardant le vrai dans ma manche.
Personnellement, à ce moment là je pensais que ça en était fini de moi. Et puis... j'ai vu ce qui m'attendait sur mon point de chute.

« Water Hurricane... »

L'eau de la fontaine se souleva au dessus de moi pour m'emporter. C'est comme si je marchais dessus. Je m’élevais à la hauteur de l'étage d'où je venais de tomber et remarqua que la rousse descendit avec un énorme sourire sur les lèvres, et même un rire abominable. Plus haut qu'elle, je me sentais effectivement supérieur.

« Water Slicer ! »

La moitié de l'eau venant du torrent prit une forme de demi-cercle et vint se frapper contre l'endroit où se trouvait la mage de feu, laissant derrière le sable s'élever. Le combat avait commencé, et je ne savais même pas si elle était touchée...

_________________________________________________________________________

« Avez-vous confiance en moi ? Iratus Orationis est née, signe de la révolte du peuple, de votre perte de confiance. Mais aujourd’hui je vous propose Weer Lopen, née des cendres de la Blue Pegasus d’antan. Nous ne nous soumettons à aucune institution : notre mot d’ordre est l’indépendance, la liberté et l’équilibre que doit recevoir ce pays. Nous protégeons, nous garderons, nous punirons, et ferons de votre voix celle du peuple et de la raison. »
 MessageSujet: Re: Le blond, le brun, et les truands   Le blond, le brun, et les truands EmptySam 19 Jan - 20:10

Anonymous
Invité


Click



Olala, j’avais pas remarqué de suite, mais qu’est-ce qu’elles sont moches. Deux véritables pots de peinture, j’imagine pas la dépense en fourniture... Etrangement, leur faux-teints, leurs cils exagérés et leurs joues rosies me rappelle quelqu’un. Je n’arrive pas à mettre de nom dessus, ça m’occupe l’esprit un bon moment mais rien n’y fait.

« Oh, mon beau blond. Toi, là. Tu n'es pas le joli mage qui est passé dans le dernier Sorcerer? Il ne faudrait pas toucher à ton beau visage avant que je l'embrasse. »

Je serre les dents et laisse échapper un bruissement dégouté. Say Ooops ? Je vous demande pardon mademoiselle ? Oh mon dieu, ça y est, je me souviens, elles me font penser à Bob ! Un frisson remonte le long de l’échine. Heureusement que Chris n’est pas télépathe, je ne suis pas sûr que mes avis sur son maitre de guilde l’enchante. La rousse s’enflamme de plus en plus aux remarques acide du mage de Blue Pegasus, jusqu’à finalement s’enflammer pour de vrai. J’étais parti pour jeter un sort défensif quand une masse gargantuesquement lourde me pousse sur le côté alors que je ne m’y attends pas du tout. Je perds l’équilibre et bascule contre le mur. Levant la tête, je suis témoin de la suite de la scène suivante où Chris se fait expulser au dehors. La rousse s’avance sans hésitation vers la fenêtre brisée et saute un sourire sadique aux lèvres. Un dernier clin d’œil à mon attention, et elle saute. Chris ! Sans hésitation, je cours vers le passage en question pour les suivre. C’est sans compter sur l’intervention de la blonde : j’ai beau m’élancer dans les airs, après avoir traversé la fenêtre je me retrouve… A l’intérieur de la même pièce ? Non, je suis de l’autre côté.

« Ta tête est juste ENORME ! Vraiment, je devrais prendre une photo. Attends je vais te montrer ! »

Un miroir s’élève devant moi et, effectivement, je peux admirer ma surprise dans toute sa splendeur. Je reste planté là, un peu stupéfait, jusqu’à ce que mon image commence à fondre dans le miroir. Reflexe, je tends le poing en avant pour briser cet artefact magique qui explose au sol en mille morceaux, me faisant saigner la main au passage. Bordel, c’est quoi cette magie malsaine ?

« Ah bah ça, t’en a pour au moins 7 ans de malheur ! »

Je regarde la pièce tout autour de moi, la main encore endolorie. Il s’agit de la même, à un détail près : elle est parfaitement vide. Vide de meuble, vide de vie. Je fais quelques pas en avant, les morceaux de miroir crépitent sous mes pieds avant de disparaitre dans des lueurs magiques. Une magie basée sur les reflets et les miroirs, peut-être ? Ça ne me semble effectivement pas être une illusion qui affecte mon esprit… C’aurait été trop simple.

« Tu crois que tu m’impressionnes avec tes reflets ?
- Hé, ce sont bien plus que des reflets !
»

La voix ne me permet pas de la localiser, j’aurai essayé. J’évite de justesse une espèce de stalagmite cristalline, surement encore et toujours en rapport avec ses miroirs. Hmm, elle passe à la vitesse supérieure, déjà ? Jouant le jeu, je fais mine d’être perdu et opprimé dans ce décor rempli de miroir, et j’en profite pour scanner mon environnement, trouvant ainsi la source d’émotion qu’elle représente.

« Aw mince, pris au piège… Depth of the feeling. »

La technique à catastrophe. Je me concentre pour imiter la dernière mauvaise surprise qu’il m’a réservé et… Jackpot, voilà mon ami Manny le mammouth qui apparait dans la pièce. Rien qu’à être là, j’entends des miroirs se briser la blonde pousser un hurlement suraigu. C’est la sale bourgeoise de proprio qui va être contente dis donc.

« Hiiiiiii, c’est QUOI ce TRUC ? »

L’apparition de l’animal préhistorique a totalement détruit le jeu de miroir que me maintenait au piège dans la salle. Je peux donc enfin sauter par la fenêtre pour rejoindre Chris en train de se battre contre la rousse. Evidemment, Manny disparait sous les cris de sa nouvelle copine qui, comprenant la supercherie, s’élance à ma poursuite. Héhé, parfait, elle mord à l’hameçon.

« Will power. »

Je matérialise une épée que j’envoie directement sur elle. Trop lancée dans son saut, elle se fait littéralement transpercer le cœur par le projectile. Heureusement pour elle que mes épées ne laissent aucune trace physique… Mais son énergie a dû en prendre un coup. Aussi, je profite de l’occasion pour courir rejoindre Chris. Une simple question bête sort automatiquement.

« Tu t’en sors ? »

 MessageSujet: Re: Le blond, le brun, et les truands   Le blond, le brun, et les truands EmptyLun 21 Jan - 19:54

Daryan C. Illunar
Daryan C. Illunar

[M] Weer Lopen

Click


En attendant que la poussière se repose au sol, je faisais mine de courir vers le faux tableau pour le prendre.

« Tu t’en sors ? »

J'envoyais le tableau dans la direction de la voix pour me remettre sur mes appuies. La mage sortir de sa fumée pour s'élancer vers Miku. Je devais maintenir la technique de réplique active pour que le blond puisse la toucher. Si seulement j'arrivais à la geler complètement mais j'étais beaucoup trop concentré sur la pouffe pour ça.
Je levais mon bras pour faire signer que la passe pouvait être faite. Qu'il tirait mal au pas, ma main absorbait directement la technique. Je devrais peut-être m'inscrire pour receveur de baseball tiens...

« Fiery Serpent ! »

La réplique était revenue vers Miku et j'en avais profité pour cacher la vraie à l'intérieur. La rousse n'en pouvait apparemment plus puisqu'un énorme serpent fait de feu sortit du sol et chargea vers moi. Je n'avais aucune défense face à ce monstre. Aucune. Sans doute trop puissant pour moi. Quelque chose, quelque chose...

« Defense... Clone ! »

Coup de dé, j'avais rien du tout invoqué. Rien. Et pourtant l'eau semblait très bien être en train de bouger d'elle-seule juste à quelques centimètres des yeux de la femme. Des pieds nus, des jambes muscles et bien dessinées, un nuage au dessus d'un ventre fin, une tête... Bordel mais. Il est nu !? Et c'est... Oh mon dieu non s'il vous plait, quand je me suis posé la question d'un sens que je voulais perdre si j'avais pas le choix et que j'avais dit le goût, mais mon dieu, s'il vous plait écoutez moi, enfin de compte, moi, Daryan Chris Tsukiyo, je préfèrerai presque la vue. On ne voyait pas tout – et heureusement – puisqu'un nuage de vapeur cachait le milieu.
Cette technique je fonctionne que sur les choses que j'ai déjà vu pourtant. Et sa tête me disait quelque chose. Un homme que j'avais vu se baigner dans une rivière sans ses vêtements. Un homme que j'avais bien apprécié, mentalement je veux dire. Son nom ? Senji. Joli dossier, je devrais prendre une photo pour le faire chanter quand j'aurais plus d'argent. Enfin bref : le serpent frappa à côté, me faisant voler quelques mètres plus loin. La rousse semblait à la fois saigner du nez et à la fois se cacher les yeux. Le moment d'en finir. Et sûrement de se suicider en même temps.

« Aqueous Serpent... »

L'eau de la fontaine commença à bouillir, la sculpture tremblait. Et le même serpent que tout à l'heure en jaillit sous forme d'eau. Eh, faut dire que cette technique est le plus gros bluff que j'ai jamais créé. A vrai dire, c'était bien un énorme serpent qui avait lieu ici. Mais c'était juste une copie de la technique de l'adversaire. La force elle n'aurait jamais été la même. En gros c'est plus un petit truc de diversion.
Le serpent d'eau passa à ras de la chevelure de la demoiselle pour finir sur Miku.

« Lock ! »

La masse d'eau s'écrasa aux pieds du blond. Le rire de la rousse semblait vouloir dire que j'avais tout raté. Bien une femme celle-là. Eh hop la remarque machiste pour la forme, je m'aime.
Une partie de l'eau au sol enferma le blond et le leva du sol pour atterrir directement d'où il venait : l'étage. Il n'aurait fait que me gêner ici. J'aime le travail seul, le travail bien fait.
Le reste de l'eau, elle, coulait aux alentours, pensant aux pieds de la femme.

« Oh mon petit chou... Tu veux me faire une belle patinoire pour que je glisse ? Tu veux pas venir avec moi faire quelques petites bricoles et en finir ?
- Ce n'est pas une surface lisse... »

Une : elle me draguait et m'invitait ouvertement dans son lit. Deux : Effectivement ce n'était pas une surface lisse, mais de simples billes. Enfin... simples. Je suis modeste. Elles se collèrent aux chaussures de la femme pour, petit à petit, la bloquer au sol et entourer ton son corps jusqu'à la fait flotter dans une bulle d'eau comme Miku. Malheureusement pour elle, chez moi, il existe deux sortes de bulles. Celle qui sert à emprisonner que j'ai utilisé sur Miku...

« Et celle qui sert à exploser... »

Des petites billes comme tout à l'heure aurait rependue une explosion sur tout le lieu mais au niveau de la puissance, autant se gifler deux fois sur la même joue. Par contre, une bulle de presque deux mètres de côtés...
Et me voilà assis par terre vu l'explosion de la chose qui a fait danser les feuilles des arbres pendant presque sept secondes avant que le vent se calme de lui seul.
Quant au corps de la femme. Il était au milieu de l'aller de sable, part terre, respirant calmement, endormi.

_________________________________________________________________________

« Avez-vous confiance en moi ? Iratus Orationis est née, signe de la révolte du peuple, de votre perte de confiance. Mais aujourd’hui je vous propose Weer Lopen, née des cendres de la Blue Pegasus d’antan. Nous ne nous soumettons à aucune institution : notre mot d’ordre est l’indépendance, la liberté et l’équilibre que doit recevoir ce pays. Nous protégeons, nous garderons, nous punirons, et ferons de votre voix celle du peuple et de la raison. »
 MessageSujet: Re: Le blond, le brun, et les truands   Le blond, le brun, et les truands EmptyJeu 24 Jan - 13:50

Anonymous
Invité


Click



Chris n’a pas l’air apte à me répondre, autant dire qu’il galère à fond contre son adversaire. On se met alors à jouer à polichinelle avec la mage de feu qui, comme un bon petit chien, court après le tableau pour gober une passe. Le tableau en main, je regarde Chris se défendre contre l’assaut enflammé de la rousse qui avait fini par comprendre que si elle ne se décidait pas à attaquer l’un de nous, le petit jeu aurait pu durer encore longtemps. Haha, mais what the fuck is that ? Un mec sexy à poil ? C’te défense, j’aime. Ca me rappelle une scène particulièrement amusante avec un mage du Conseil à Crocus… Jouant sur le même plan qu’à l’époque, je viens en aide à Chris en déstabilisant les émotions de la voleuse

« Feeling Burst »

Vraiment sexy ce mec, j’me demande d’où il l’a sorti. Borgne, le pauvre, un roman peut être ? Pour une raison inconnue, mon intervention semble avoir vexé Chris, le pic d’émotion n’était pas dur à sentir, bien qu’il soit furtif. La calme qui s’était installé ensuite dans son esprit est un schéma classique, aussi je n’y porte aucune attention. Et c’est bien pour cette raison que je me prends une giclée d’eau en pleine poire sans m’y attendre. Un mage émotionnel se doit de maitriser celles-ci pour y toucher, aussi je refoule ma surprise avec une facilité déconcertante et me contente de prendre une inspiration avant que l’eau m’entoure et me capture. J’ai fermé les yeux pour mieux me concentrer sur ce qui se passe autour de moi et encaisser le choc aquatique sans trop de mal. Je sens lentement ma prison s’élever pour se stabiliser.

* Typique.*

Je rouvre les yeux. Je n’ai pas eu le temps de prendre beaucoup d’air, je ne tiendrai pas longtemps. Mais je sens d’ici qu’il ne me veut pas de mal. Non, il est juste frustré. Un plus sac d’orgueil que ce que j’aurai cru, vraiment, les mecs et leur fierté. Autant lui laisser son instant de gloire, il va bouder sinon. Je cherche à bouger, mais c’est impossible, je suppose que le sort est spécialisé dans l’immobilisation. Sournois, ce doit être une magnifique méthode de torture que de menacer quelqu’un de le laisser se noyer s’il ne parle pas. Je regarde la scène, intrigué, ils échangent quelques mots mais je n’entends rien que des barbotements. Normal, me direz-vous, je suis dans l’eau. Mon esprit commence à s’agiter mon corps lutte contre le manque d’air. Malgré la pression, mes mains remontent difficilement vers ma bouche, mes instincts prenant le dessus sur ma raison. Le besoin d’aspirer une grande bouffée d’air s’impose de plus en plus hargneusement dans mon esprit et je crispe mes muscles pour ne pas finir noyé. Si de l’eau s’infiltre dans mes poumons, c’est la fin, je le sais bien. J’en oublie toute la situation initialement autour de moi, ma seule pensée obsédante étant la survie. Mais on ne peut lutter contre ce genre d’instinct, la fin approche, le point limite est dépassé et ma bouche s’ouvre soudainement prête à accueillir l’eau de mon cachot mortel.

* Emotion Wave.*

Au même moment, une rage de vivre que je n’avais jamais ressentie s’empare de moi et mon corps s’enflamme. Son ampleur s’étend jusqu’à recouvrir ma cellule de détention. Une énorme boule de feu se forme alors, rayonnante à quelques mètres du sol avant de se consumer. De la vapeur, c’est tout ce qu’il en reste, est emportée par le vent tandis que mon corps redevenu normal dégringole vers le sol, amorti par les branches des arbres avant d’embrasser l’herbe. Je m’appuie sur mes bras, toussant, crachant et inspirant lourdement pour payer ma dette en oxygène. Putain, mais je penserai qu’il annulerait son sort. Il aurait fait quoi, si j’avais été un mage trop faible pour m’en sortir ?

« Un petit souci d’alliance ? »

La blonde bien amochée s’approche de moi avec un piquet cristallin. Fuck off, j’ai pas de temps pour toi.

« Will power. »

Je matérialise 3 épées, histoire de pas trop en demander à mon corps qui vient tout juste de s’en remettre. Toujours au sol, j’utilise mon esprit pour l’encercler de mes trois lames pour les faire foncer sur elle à toute vitesse. Je continue d’asséner des coups jusqu’à ce qu’elle tombe à terre, vidée de magie. Cet acharnement m’étonne moi-même et je fais subitement disparaitre deux lames sur trois, reculant avec mes bras jusqu’à un arbre pour m’y adosser. Je regarde le corps comateux devant… Putain d’instinct de survie. Je sonde les alentours, Chris n’est pas encore là. Je sors le tableau du dessous de ma veste, faut encore le rendre. Une fois mon souffle rétabli, je me lève et époussette mes vêtements avant de partir à la recherche de Chris dans le jardin, l’air parfaitement neutre. J’avais quelques égratignures suite à la chute, mais rien de grave. Pour une mission supposément commando discrète, on aura provoqué un beau boucan dehors. Je le retrouve un peu plus loin. Contre toute attente, je lui accorde un sourire avant de lui indiquer la sortie d’un signe de tête.

« On n’a plus qu’à aller le rendre à son propriétaire. »

Je doute qu’il refuse de venir chercher sa prime ou de laisser à ma guilde le mérite de la réussite de la mission. ‘fin, il voit ça avec Bob. Il ne comprend pas ma réaction, ne cherche pas à s’y attarder, ou en tout cas ne me questionne pas à ce sujet. Logique, c’est un mec, brun en plus de ça, aucune chance de compréhension. Mes raisons, je les garde pour moi, je serai simplement plus prudent à l’avenir. Laxus va encore me dire que je suis une guimauve trop gentille s’il apprend ça, mais au pire il enverra un des nôtres en duel contre un mage de Blue Pegasus si ça l’amuse. Je ne réfléchis pas aux conséquences, un seul nom hante mon esprit en cet instant précis.

*Alice.*


[Je te laisse soumettre la mission à validation, ou m'envoyer un MP si problème]
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