Quelques sanglots pour les oiseaux • atios
 MessageSujet: Quelques sanglots pour les oiseaux • atios   Quelques sanglots pour les oiseaux • atios EmptyMer 15 Fév - 16:17

Abigail Phoibos
Abigail Phoibos

Indépendant Légal

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• J’attends, pas grand-chose de spécial
Les jours passent et se ressemblent un peu
Tous le temps, la tête dans les étoiles
Des tonnes de personnes défilent sous mes yeux
Pourtant j’me sens si seule.

.



Je vais vociférer ma frénésie. Annihiler tout ce qui se trouve autour de moi. Cogner dans les murs. Pleurer ton absence. Chanter ma peine. Survivre au lieu de vivre. Abhorrer ma confusion. Perdre mon sourire. Mutiler ma magie. Amputer mon cœur. Instruire mon acrimonie. Oublier le bonheur. Embrasser le sillon de mes plaies intérieures. Courir vers la liberté. Arrêter d‘endurer. Et enfin, je serais débarrassée de toute empathie superficielle. Je ne suis rien, je ne suis personne. Je suis Abigail… juste Abigail.

Elle est partie. Elle est partie dans les espace infinis. Elle a laissé les limbes s’effriter sous son passage figé. La lumière filtrée de l’Astre solaire verse des rivières incandescentes par le sillon des nuages déjà troués par les sanglots céleste. Le ciel se tari et fleurissent des bouquets de nuages meurtriers, tu songes et tes iris s'ouvrent entièrement. On s'y égarerait. Parmi toutes ces galaxies qui y scintillent, parmi cette étendue d'épopées et de chimères. Chatoyantes étincelles de candeurs que l'on désirerait embrasser, fortifier, conserver. Mais on ose à peine les frôler, par angoisse de l‘anéantir... Et ton rictus, Abigail, comme la lune, esquisse sur tes lèvres un croissant effrayant. Il suffit de croiser sa silhouette décharnée pour apercevoir les immenses cernes violacées qui contournent soigneusement ses paupières éclatés par les sanglots. Il suffit que le regard dégringole jusqu’à son cou saupoudré de grains de beauté pour distinguer ses veines dessiner des arabesques sombres sous sa chair. Ses bras, comme une camisole, emprisonne son torse pour la préserver du froid. Il se met à neiger, les perles nacrés s’amoncellent sur son crin d’un blond qui a trop étincelé. Il fait froid. Il fait bien trop froid.

Mademoiselle ?

Oh qu’est-ce qu’elle donnerait pour t’étreindre dans ses bras et embrasser tes lèvres, Fye. Elle s’enveloppe un peu plus dans ses bras décharnés par les morsure de l’hiver. La voix retentit de nouveau à son ouïe. Ca commence à l’énerver, elle réclame juste la solitude qui l’a toujours étreint, et on lui offre une voix qui se veut amicale.

Mademoiselle ?!

Puis tu tournes la tête, agacée et lassée. Qu’est-ce qu’il a lui avec sa face de citron pressé à te regarder de cet air inquiet ? Qu’est-ce qu’il a vouloir s’approcher de toi ? Il s’avance, mais comme un animal hostile à tout contact, tu recules. Il tends juste la main, avec un sourire qui se veut rassurant et qui fends encore plus sa face de citron.

C’est pas très prudent de se promener dans une tenue peu adaptée pour les milieux froids, vous savez. Enfin, c’est pas que je voudrais vous faire la morale, mais vous vous dirigez vers un village en ruine depuis quelques années. C’est pas là-bas que vous réchaufferez croyez-moi, tout a été dévasté par Deliora. Mais le conseil a jugé bon qu’il ne fallait pas reconstruire le village. De toute façon, avec le froid qu’il fait…

Je sais, merci. J’aimerai y aller, c’est tout.

Je passe juste à côté, je peux vous y déposer, mais vous devriez davantage vous couvrir, vous savez. Vous avez mauvaise mine, on dirait que vous allez faire une hypothermie.

Je veux bien que vous m’y déposiez, s’il vous plaît.

Le jeune homme lui fit signe de monter sur la charrette, il s’aperçoit rapidement que la respiration de la jeune fille est indétectable, mais il n’ajoute rien, se contentant de l’escorter jusqu’au défunt village. Il se fait tard et le jeune homme s’arrête près du village. La jeune fille descends maladroitement de la diligence. Elle le remercie et s’éloigne avec sa démarche mélancolique, elle se mélange aux flocons et devient une nymphe de porcelaine qui disparaît aux yeux du garçon. Il fait froid. Il fait bien trop froid.

***


La voilà qui arrive, dans les ruines du village souillé par le blanc immaculé de ces flocons aux formes étoilés. Elle ferma ses paupières tandis qu’un rideau de larmes se formaient au coin de ses yeux, striant ses joues. La commissure de ses lèvres tremblèrent tandis qu’elle s’enfonçait dans le cadavre de son village. Tu n’avais jamais osé y remettre les pieds, tu avais tenté d’oublier et on te l’as fait payer. Sa démarche se voit trouée d’incohérence, l‘équilibre lui manque et elle chavire plusieurs fois, à bout de force. Puisant dans ses dernières ressources, elle traîne son chagrin comme un taulard traîne son boulet. Tout n’était qu’incrustation de souffles lents qui se lover contre sa trachée. Les flocons lui façonnait une robe de neige, comme un petit diamant plantée sur des jambes flageolantes. Encore quelques mètres, seulement quelques mètres…

Elle s‘avança vers une destination qu‘elle connaissait, ses larmes lacérèrent la robe de neige. Elle les essuya d’un revers de main vif, et s’arrêta face à des ruines de maison. Ses genoux ne supportèrent plus le froid et se rompirent brutalement, la faisant chuter vers l‘avant. Ses lèvres tremblaient toujours, habillée d’une couleur violette inquiétante. Il y a ce quelque chose d’importunant dans la candeur qu’elle exhibe. Un détail troublant. Ce quelque chose qui écartèle l‘image qu‘elle s‘est attribué. Ses pensées ternies lui martelaient l’esprit ; sa faible respiration calcinait ses voies respiratoires, le battement d’un cœur pudique. Surprise, elle encra son regard face à l’ancienne maison et elle s’y revit quelques années auparavant. Enfin, elle lança, à voix haute ;

Je suis contente d’être revenu ici, papa, maman. Je. Je suis impardonnable, j’ai trop attendu avant de passer vous voir. Je suis faible, j’ai imaginé qu’en vous rayant de ma vie, je pourrais sourire de nouveau. Que j’aurais pu atteindre Nathaniel plus facilement, mais je me suis plantée lamentablement sur toute la ligne. J’ai pensé que si je partais à la recherche d’un autre bonheur, je serais plus heureuse. Je vous ai laissé de côté et c’est incorrect de ma part. C’est pour ça que je promets ici et maintenant que je me battrais uniquement pour vous. Mes poings vous seront dédiés, parce que vous êtes ma famille. J’ai tout perdu, il ne me reste plus que vous. Et je vous promet que…que je deviendrais plus forte. Pour vous. Regardez le spectacle de ma vie d’en haut, c’est le seul cadeau d’adieu que je puisse être capable de vous donner.

Sur ces dernières paroles, elle sentit ses quelques forces être totalement absorbées par le froid, elle tomba sur la tranche. Ses yeux se fermèrent. Peut-être que ça, c’était plutôt pas mal comme fin aussi. Et peut-être que de cette manière, on lui retirerait ce fardeau qu’elle traîne depuis trop longtemps. Abigail, tu devrais sérieusement songer à te réveiller.


_________________________________________________________________________

    heaven's on fire

    trace donc le trait qui rassure et que ta ligne soit belle. Tes amours sont des légendes que désapprouve ton ange, n'étreins qu'en morsures les seigneurs de la guerre, fait suinter leur armure qu'ils y voient de l'univers. ©️endlesslove
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 MessageSujet: Re: Quelques sanglots pour les oiseaux • atios   Quelques sanglots pour les oiseaux • atios EmptyMer 15 Fév - 18:52

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Le bruit d'une lame de métal qui s'oppose à une autre matière similaire. Ce bruit, qui retentit à travers les landes enneigées. Le porteur de la lumière abat sa lame de lumière contre les griffes de la créature. Elle le domine, le renvois, lui qui est si petit en comparaison. Un regard suffit pour que les esprits se connectent et se parlent. Pas besoin de mots. Pas besoin de sentiments. L'un est né pour tuer l'autre. L'autre est né pour causer la destruction autour de lui. Ils sont deux existences opposés. Pas besoin de sentiments. Pas besoin de raison. L'un défends les Hommes. L'un défends son existence. Le feu éprouve l'acier. L'acier éprouve le feu. Dans un balais mortel, la grande créature, informe, horreur des abysses, s'avance à travers la forêt, attirée par une odeur qui lui rappel l'un des siens. Sur sa route se trouve le porteur qui, las, s'amuse avec la créature. Fait durer le combat. Harcèle son adversaire. Lui laisse l'espoir qu'elle peut l'ignorer et continuer sa route. Au final, ils savent tout les deux que l'un d'entre eux mourra. Ils le savent tout les deux. L'un est intrigué par ce que fait l'autre. La forêt se termine enfin. Et là, le cimetière d'une ville détruite avait attirer la créature. Ce qu'elle cherchait n'y était plus. Cette aura était ténue, stagnante. La créature qui en était responsable était loin depuis très longtemps. Ils étaient tout deux déçu. La créature se retourne alors, vers la jeune demoiselle en jupe, tenant l'épée comme si elle tenait son jouet préféré. Elle avait un regard vide d'émotion. Comme si cet endroit lui était familier. Elle était intrigante. Elle maitrisait la situation. Du moins, elle le laissait enfin percevoir. Ses cheveux dansaient lentement dans le vent, tout comme les plis de sa mini-jupe. Son écharpe rouge voletait, contrastant avec les cheveux et le manteau blanc de la demoiselle. Son regard était vide de toute gentillesse. Ce dernier était impitoyable.

Elle contemplait le démon avec un regard aussi vide que l'on regarderait un cadavre. Son épée à la garde dorée dans la main brillait et quand une des sphères blanches d'eau gelée se poser sur la lame, celui-ci fondait. La neige semblait se poser sur la jeune fille comme sur une statue, imperturbable. Ses fines jambes, tenait l'équilibre avec grâce et agilité. Le démon qui la fixait, la regarda avec un mélange de dédain et d'amusement. De la gueule crochue au souffle perfide s'échappa une voix cruelle et grave, qui retentissait à travers les ruines de ce village où ils se trouvaient.

Cela fait un moment que Deliora n'est plus ici, Humain. Et je suis las de tes maigres essais infructueux pour me tuer.

Il en va de même pour de moi, créature infernale. J'ai assez jouer avec toi.

Allons bon. Comment une jeune fille dans ton genre à pu être choisie pour porter cette maudite épée ? Ton sang sera la preuve que nous sommes libre de venir tourmenter ce monde, femelle.

La jeune demoiselle ne répondit pas plus. Dans sa main, une fiole apparue qu'elle ingurgita d'un trait. La fiole disparue dans une lumière dorée. Le corps même de la jeune fille se mit à changer alors que dans un flash lumineux, des habits d'hommes venait de recouvrir le porteur de l'épée sacrée.

Comment ? Tu n'es donc pas mort ?

L'épée se métamorphosa et s'allongea pour reprendre la forme qu'Atios affectionnait tant. Née du désespoir et de la vengeance pour apporter le jugement. Le démon sentit un lent frisson parcourir son dos. Le garçon le regardait avec un oeil mauvais. Le démon, de son corps gigantesque, fit un pas en arrière. L'énergie d'Atios augmenta avec rage. La neige fut secouée par la tempête grondante qui émanait du porteur de l'épée. Il ne montrait rien de son visage. Il était aussi vide que le blanc immaculé de la neige. Le démon rugit telle une bête. Sa griffe se couvrit de feu et une sphère enflammée de la taille du jeune homme fut envoyé sur ce dernier. Son bras bougea avec grâce et précision et la sphère de feu fut dévié dans les airs. Elle explosa avec force, secouant la neige. Le démon se mit à quatre patte, prêt à tirer un rayon de magie pure vers le porteur de l'épée qui, toujours sur sa poutre en hauteur, ne bougeait pas. L'épée se chargea d'énergie quand le rayon allait être tirer. Une sphère de lumière bleue fut envoyé contre le rayon qui ne parvint pas à repousser l'attaque qui lui explosa en plein visage. Ce dernier recula, aveuglé. Atios réapparu devant, préparant un second tir devant la créature qui se releva, en tentant de récupérer sa vue. La lumière était éblouissante. L'énergie accumulée dans l'arme était écrasante. Dans un mouvement de swing, le porteur de l'épée remit la lame devant lui en relâchant l'attaque dans un tir assez puisant pour que la créature soit repousser sur une longue distance, détruisant la forêt sur son passage. Une puissante explosion retentit, blessant grièvement la créature. Mais déjà les effets de la potion commencèrent a s'estomper et le porteur redevint une femme, à son plus grand désarroi.

Pour la première fois depuis sa rencontre avec la créature, une expression d'agacement traversa le visage du jeune homme ... Ou de la jeune femme. Il ré-équipa de nouveau les vêtements qu'il portait quand il était contraint à être une jeune fille. Rassemblant une nouvelle fois de l'énergie pour châtier la créature qui, agonisante au sol, ne bougeait plus en poussant des rugissements de douleurs lugubre, le porteur de l'épée rassembla encore plus d'énergie dans l'arme. Quand il relâcha l'énergie dans l'arme, la créature sût qu'elle allait retourner en enfer. Dans un hurlement, ou plutôt, dans le bruit de l'explosion, la créature disparue dans une colonne de lumière bleue azur. Le tir était parti droit de l'épée, avait atteint sa cible. Un flash plus tard, des arbres qui se couchèrent l'explosion qui montait haut dans le ciel. Un bruit strident. Et la jeune porteuse de l'épée se retournant vers les ruines du village, témoin silencieux de sa victoire sur le mal.Les effets de la potions parvinrent une nouvelle fois à rétablir son sexe originel et il dû une nouvelle fois changer de vêtement, pratiquement imperturbable. Il avançait en silence dans la neige au sol. Il semblait être un fantôme hantant ce lieux. Ces ruines semblaient presque hurler. La mort avait dû frapper cet endroit aussi soudainement que le tir d'Excalibur ayant achever le démon un peu plus tôt. Il pouvait presque sentir la joie des gens qui vivaient ici. Et la terreur de la mort face à un destin tragique. Un destin dont personne ne pouvait se protéger. Deliora. Il sentait encore sa présence ici, lui aussi. Elle était faible, mais elle avait à jamais marqué cet endroit pour des années encore. Tourmentant encore et toujours les pauvres âmes-en-peine qui s'étaient trouvés devant la furie meurtrière du démon.

Tout ici était mort. S'attardait ici serait une perte de temps. Et du temps, il n'en avait pas. D'autant plus que la malédiction, tenace, revenait très rapidement. Et pas d'autres moyens que de prendre cette potion aux effets temporaire pour la lever. Il continua d'avancer vers la route, mais il passa devant une maison. Une autre preuve de ce qui s'était passé ici. Atios, d'un regard curieux, remarqua la présence d'une autre preuve qu'il y avait bien eu des familles ici. Il pouvait presque deviner quel rapport unissait ce lieu à ce cadavre. Enfin, en était-ce un ? Si tel était le cas, une aura magie s'en dégageait encore. Le jeune homme s'approcha de la jeune demoiselle aux blonds cheveux. Elle semblait si pure, allongée au milieu de cette désolation. Et si triste. Atios planta Excalibur dans le sol, près de lui, et se laissa tomber sur ses genoux, à côté de la demoiselle au sol. Sa main se posa dans le cou de celle-ci après avoir écartée une mèche blonde. Le battement d'un coeur, faible, vint réchauffer ses mains gelée, attaquée par le froid. Mais soudainement, plus rien. Atios réunit ses deux mains, et posa celle-ci sur sa poitrine, alarmé par le décès de la jeune fille. S'il en faisait rien, elle allait mourir. L'épée plantée se mit à briller avec force, se couvrant de lumière pour réchauffer les alentours légèrement. Il fallait qu'il fasse repartir le coeur. Plusieurs mouvement infructueux plus-tard, un pouls très faible reprit court.

Imperturbable, il la secoua doucement en silence. Pour la forcer à se réveiller. Mais il ressentit une sensation désagréable lui parcourir le corps. Il dû une nouvelle fois prendre des vêtements pour fille. Soupir. Ses jambes, nues, dans la neige, se frigorifièrent d'avantage encore. Il put ressentir ce que la jeune fille avait dû ressentir avant de s'abandonner pour trouver le dernier soupir. Mais son rôle était de la sauver. Atios, désormais une jeune fille, se releva. Enlevant son manteau blanc, laissant apparaître un petit pull rose très pâle, souleva la jeune fille en jupe blanche et en pull beige pour lui enfiler son manteau et la réchauffer.

De ses petites mains pâles et attaquée par le froid, il enleva la neige du dos de la demoiselle et la revêtit du manteau. Puis, la soulevant comme si elle était une plume malgré qu'elle/il était lui-même très léger/légère, la mit sur son dos et se releva. Le porteur caressa le visage de la jeune fille d'une de ses mains tendrement. Elle lui rappelait une enfant. Atios reprit la route vers le nord. Plus pour lui-même, il parla à voix haute :

Moi qui ai dédier ma vie à celle des autres, je sais ô combien la vie d'un seul être est précieuse. S'abandonner à la mort est une honte ... Il y à quelque part, quelqu'un qui doit t'aimer pour ce que tu es et qui doit t'attendre et que tu ne voudrais pas voir malheureux à cause de toi ... C'est pourquoi tu n'as pas le droit d'aller rendre ton dernier soupir ici, loin du regard des Hommes. Tu dois continuer à vivre même si c'est difficile. Car après tout ,TU as la chance de ne pas avoir de responsabilité telle que les miennes ... Tu peux aimer et vivre insouciante. Je ne le pourrais sûrement jamais.

La voix cristalline de la version féminine retentit en un petit rire mélancolique. Il était fier de lui. Pour une fois, il allait sauver quelqu'un. Pour une fois, il pourrait empêcher la mort de quelqu'un.


- - - -

Le crépitement d'une cheminée. Une couverture chaude. Un divan. Une bouillotte. Et Atios. Allongée à côté de la jeune fille, dans ses bras. Le jeune homme dans un corps de femme se relève, s'étire. Puis prends dans ses mains celle de la jeune fille. Elle va mieux. Quelle heure est-il ? Il s'avance jusqu'à son bureau. Son réveil lui indique trois heure et demi du matin. Elle est sauve, maintenant. Il valait mieux qu'elle se repose seule maintenant. En dormant à côté de celle-ci pour la réchauffer, il avait eu l'impression d'entendre le grimoire parlant, Weiss, se moquait de lui. Cela devenait grave. D'abord la jeune fille aux roses cheveux hantaient son esprit, maintenant c'était son livre parlant ... La jeune porteuse de l'épée ( qui était en vérité un porteur authentiquement masculin...) se frotta les yeux. Il faisait très froid dehors. Le vent soufflait avec rage. Cette demeure était un peu haute dans le mont Yakobe. Le blizzard était à la fois apaisant pour lui et peut-être effrayant pour les autres. Il mit une bouilloire a chauffer pour faire du thé et se remit à travailler sur son bureau en attendant l'ébullition. Il avait reçu une demande de la part de la famille royale de Fiore ...

Comment allait-il faire ? Pour une fois, il ne pourrait y aller seul. Il aurait besoin de gens pour pouvoir mener cette tâche à bien. Elle/il posa ses bras sur son bureau pour poser sa tête à l'intérieur du rectangle ainsi formé. Soupir. Alexandra n'était pas assez forte pour l'accompagner tout de suite sur le terrain ... Même si elle serait très utile, notamment à cause de Reimu, l'esprit de cette prêtresse connaissant une magie de soin. Oubliant la présence de la jeune fille qu'il venait de sauver, il se mit à chouiner plaintivement dans ses bras, comme un(e) enfant ne voulant pas faire ses devoirs.

Si seulement je pouvais retrouver Lashawn, elle pourrait me suivre, et .. et ...

Il/elle tomba en arrière, la bouilloire arrivée à ébullition l'avait surpris(e) et il était tomber bruyamment en arrière. Il termina sa phrase, légèrement agacé par lui-même :

Et je raconte n'importe quoi. dit-il en soupirant.

Il/elle se releva, remit la chaise et elle/il put voir que la jeune fille aux cheveux blonds comme les blés s'étaient réveillés. Allant récupérer la bouilloire pour servir deux tasse de thé vert. Une fois servie, il posa sur une table basse en bois le plateau et alla au chevet de sa protégée. Il/elle mit un genou à terre et pris son poul une nouvelle fois.

Bonjour, mademoiselle la belle au village dormant. Tu devrais apprendre que dormir dehors par un temps aussi frais est très dangereux ... Il/elle prit une pause avant de dire sur un ton qui se voulait légèrement grondeur, un peu en colère, avec quelques reproches dedans : Tu as eu de la chance que je passe par là. Je suis Atios Thanatos de Dalmascia, le porteur de l'épée... Enfin, j'ai eu un problème de malédiction ce mois-ci et je suis .... transformée en femme. Je te prie de me croire concernant ce détail.

De ses mains si petites pour quelqu'un qui porter une épée de la taille totale en hauteur de son corps, elle aida la jeune fille à se remettre sur son dos et a boire le thé chaud. Il/Elle la força presque, elle aurait besoin de boire quelque chose de chaud car malgré l'isolation de la maison et la chaleur ambiante, il faisait plutôt froid à cause du blizzard à l'extérieur.

Je ne sais pas ce que tu faisais là-bas, Abigail Phoibos ... La jeune fille prit un air beaucoup moins doux, beaucoup plus grave et compléta sa phrase : Mais mourir n'est pas la solution à tes problèmes.. Au mieux, personne ne s'en rendra compte et tu inquièteras les gens qui mettront des années à comprendre. Au pire, tu feras souffrir ceux qui t'aime. Et puis ... Après avoir survécu au frère de cette maudite Candice, ça serait dommage de gâcher ta vie aussi bêtement...

Le visage du porteur de l'épée se porta vers son bureau. Oui, il savait tout ceci. Et c'était son devoir de l'expliquer à cette personne à présent.


HRP : Posté dans le style Abigail Phoibos, copyright à elle ! /Lcomotive/
 MessageSujet: Re: Quelques sanglots pour les oiseaux • atios   Quelques sanglots pour les oiseaux • atios EmptyMer 22 Fév - 21:45

Abigail Phoibos
Abigail Phoibos

Indépendant Légal

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Una mattina.
.



La névrose d’un oiseau en cage.
Les couleurs changent derrière la barrière de ses paupières, l’obscurité arrive avec son escorte d’ombre et de poussière accroché à ses songes exacerbés. Son imagination balayent les ténèbres qui se muent en une verdure enneigée. Elle est là, assise, les genoux ramenés contre son buste fragile. Les flocons tombent, hymne à ses espoirs chimériques dépouillés. Les rêves ont ce quelque chose d’inepte chez Abigail, il y’a du superficielle dans cette voûte de neige immaculée de toute souillure. Il y’a du faux dans tout ce décor savamment ficelé par son encéphale carbonisé par le temps. T’es lâche Abigail, tu te réfugies dans ton sommeil, dans un lieu qui se veut apaisant. Dans un lieu ou te sentirais en sûreté, mais c’est du faux, Abigail. Et tu le sais bien. Ressaisis-toi, espèce de lâche t’as passé l’âge de fuir tes problèmes. Elle est là, Abigail, comme un parasite qui traîne. Ses paupières qui s’emmêlent dans un balais frénétique, des trombes flocons s’amoncellent comme pour purifier son âme trop égratignée par les bribes du passé. Mais elle ne bouge pas, Abigail, ses yeux sont teintés d’une lueur maudite. Ses lèvres ne tremblent plus, jusqu’à ce qu’une silhouette s’esquisse sous ses yeux sans regard. Il y a une personne face à toi. Tu la connais, toi, à force d’avoir subis ses assauts répétés. Puis tu le vois souvent, il s’immisce dans tes rêves. Nathaniel, l’infection de ton cerveau. L’erreur d’une équation imparfaite. Nathaniel, celui que tu avais juré sur ton honneur de ramener. Nathaniel, la fumée toxique qui annihile tes poumons. Une fois l’ébauche terminée, il s’approche d’Abigail. Pose un genou au sol et la regarde, le visage noyé dans les ténèbres. Les flocons tombent sur les deux visages. Dans le cristallin d’Abigail, son jumeau distingue son propre reflet. Une sourire étire ses lèvres ravagées par l’obscurité qui l‘habite.

Que tu es faible, ma pauvre sœur.

Le choc fut brutal et sans pitié. Le poing partit comme un ultimatum et s’entrechoqua contre la mâchoire d’Abigail qui se détourna sur la droite, c’était d’une violence voluptueuse et douce au ralenti. Sa bouche entrouverte laissa échappée des soupirs d’une teinte rougeâtre. On aurait dit des pétales de coquelicot s’enfonçant dans la neige. C’est le silence dans la tête d’Abigail, elle s’abrite de son mutisme pour pouvoir parer les attaques de son frère qui la regarde. L’embryon d’une démence improvisée.

Tu te trompes d’ennemi, Nath’. Je ne te pardonnerai jamais pour ce que tu as fais.

Les intonations de sa voix se diluait entre le ton monocorde et désenchanté. Ses yeux étaient bas tandis qu’elle se levait face à son frère. Elle chancela un peu en sur le côté, comme si la neige lui avait grisé l’esprit. Soudain, une rosace lumineuse se mit à briller de milles feux sous ses pieds.

Va t-en de mes rêves. Tu n’y es pas le bienvenu. Tu n’es plus le bienvenu.

Tout s’est passé au ralenti. Dans un vacarme hallucinant, le décor superficiel se désagrégeait autour d’eux, tout n’était que d’énormes volutes de poussières, les gravats de neige s’élevaient. Abigail aperçut l’expression de son frère qui se fissurait avec la fin de ses rêves.

Depuis quand la lumière brille-t-elle sur des êtres comme toi ? Tu es encore plus pathétique, Abigail.

Et point. Il s’efface, transpercé par un rayon lumineux qui agresse tes rétines. Ca y’est, chère Aby. Tu es réveillée. Les quelques mèches de sa toison d’or s’éparpillent de manière désordonnée sur les draps d’un blanc éclatant, donnant l’illusion d’un soleil devenu fils. Ses yeux peinaient à analyser le décor qui se trouvait autour d’elle. Les murs, les meubles, le bruit du vent qui s’écrase contre la fenêtre, la faisant vibrer sous ses assauts. Elle ne sentait plus la fraicheur de la neige qui avait épousé sa silhouette. Elle était sauve. Et même si ça devait la réjouir, cette nouvelle avait raisonnait dans le vide de son être. Peut-être aurait-elle était mieux, succombant dans les douces étreintes du froid. Elle remarqua une jeune fille dans à l’intérieur, probablement la propriétaire de la maison. Elle se douta du réveil d’Abigail puisqu’elle s’approcha d’elle pour prendre son pouls qui battai régulièrement. Dès lors, elle se mit à parler, muant son ton de voix lourd de morales.

Bonjour, mademoiselle la belle au village dormant. Tu devrais apprendre que dormir dehors par un temps aussi frais est très dangereux ... Tu as eu de la chance que je passe par là. Je suis Atios Thanatos de Dalmascia, le porteur de l'épée... Enfin, j'ai eu un problème de malédiction ce mois-ci et je suis .... transformée en femme. Je te prie de me croire concernant ce détail.

De ses yeux voilés, elle but le flux de paroles qui s’écoulait des lèvres de la prénomée Atios - qui en fait, selon ses dires, était un homme - Un sourcil qui se hausse, puis un léger sourire étire ses lèvres meurtries par le froid. Elle n’ajoute rien. De toute façon, que pouvait-elle dire pour sa défense ? Rien. Enfin si, mais ça relevait de ses affaires personnelles. Elle tourna juste la tête vers elle/lui, sans rien dire, comme si elle approuvait sa bêtise - en silence -. Puis elle sentit que la/le jeune fille/garçon la releva pour lui mettre un thé aux effluves agréables sous le nez. Elle détourna la tête, mais sentit quand même le liquide chaud glissait le long de sa trachée. Ses doigts malingres et maladroits maintenaient la tasse, et elle finit par boire d‘un trait.

Je ne sais pas ce que tu faisais là-bas, Abigail Phoibos ... Mais mourir n'est pas la solution à tes problèmes... Au mieux, personne ne s'en rendra compte et tu inquièteras les gens qui mettront des années à comprendre. Au pire, tu feras souffrir ceux qui t'aime. Et puis ... Après avoir survécu au frère de cette maudite Candice, ça serait dommage de gâcher ta vie aussi bêtement...

Les yeux dégringolent, le menton dévie. Elle bascule à peine dans ses pensées, bouleversante et calme en même temps. Ses iris trop grande pour son âge analysent, en quête d’une réaction équivoque sur le visage de son homologue, mais elle n’y distingue pas ce qu‘elle recherche. Alors elle sait qu’elle va devoir parler pour comprendre, sa voix se fait basse.

Merci. Merci de m’avoir aidé, Atios. J’ignore d’où tu connais mon prénom. J’ignore aussi si mourir est la solution. Mais ce n’est pas réellement ce que je cherchais, j’ai perdu connaissance. Enfin, ce n’est pas le plus intéressant, et il ne vaut mieux pas entrer dans le vif du sujet. Elle soupira légèrement, reprenant son souffle. Je te connaissais déjà, tu es devenu assez populaire depuis l‘assaut de légion

Elle laissa le silence envahir la pièce, avant de reprendre.

Il y a deux hypothèses. Soit tu me connais pour la bataille de Légion, soit tu maîtrises une magie potentielle qui puisses t’aider pour avoir des informations et donc un avantage sur l‘adversaire. Ou il existe une seule et unique conclusion ; je me trompe sur toute la ligne.

Elle est douce, la voix d’Abigail, un peu faible aussi. C’est saccadé, vite prononçé entre ses mouvements de lèvres. Ses doigts, maladroits et malingres glissent le long de la tasse, avant de venir la poser avec une certain maladresse contre la table basse. Une main chasse une mèche qu’elle rabat derrière son oreille. Ses deux iris se relèvent sur son interlocuteur pour tenter de discerner une quelconque réponse. Mais rien. Alors Abigail rabattit ses jambes contre son torse, puis elle réfléchit. Elle paraît calme mais son corps est secoué d’hurlement. Tu l’entends Atios ? Elle est rongé par ce désir de rage. Son esprit vibre de colère de part ce qu’il s’est passé avant sa venue dans son ancien village. Tu l’entends, Atios ? Son corps qui hurle. Je me vengerai. Je me vengerai. Je deviendrais plus forte. Beaucoup forte. Tu entends, Atios? Ses hurlements muets qui se percutent aux murs, qui s’écrasent contre les meubles pour se briser. Toutes ses pensées craquent et s’écroulent subitement au sol, dans un vacarme silencieux, embryon de son mutisme. Elle tremble un peu, Abigail, mais pas trop.

Si un mage n’était pas venu me sauver des griffes de Karl, je serais probablement morte. Non, c’est une certitude, je serais morte. Je suis trop faible.

Puis le blizzard conclue sa dernière phrase. Oui, Abigail, t’es bien trop faible pour agir ou protéger les personnes que tu chéries. Tu aurais voulus agir pour ton amant déchu, mais tu n’es jamais revenue. Tu aurais voulus lui dire à quel point tu l’aimes, à quel point il est important. A quel point. A quel point tout cela est ridicule. Ses lèvres tremblèrent légèrement. Puis elle reprit.

Connais-tu une magie de souvenir ? Si c’est le cas, j’aimerai te demander une ultime requête, en plus de m‘avoir sauvé la vie.

Elle se tût légèrement, avalant une goulée d’air, puis reprit, on lisait la détermination farouche qui éclatait contre ses pupilles.

J'aimerai que tu supprimes tout mes souvenirs heureux, si tu en as le pouvoir.
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    heaven's on fire

    trace donc le trait qui rassure et que ta ligne soit belle. Tes amours sont des légendes que désapprouve ton ange, n'étreins qu'en morsures les seigneurs de la guerre, fait suinter leur armure qu'ils y voient de l'univers. ©️endlesslove
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 MessageSujet: Re: Quelques sanglots pour les oiseaux • atios   Quelques sanglots pour les oiseaux • atios EmptyJeu 23 Fév - 2:53

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Atios soupira. Cette fille semblait plus mal en point mentalement que physiquement. Atios connaissait tout les gens ayant participé à l'attaque sur l'île de Légion pour une simple et bonne raison : Il avait étudier les plans du conseils et les rapports concernant l'attaque sur l'île de Légion. Il avait suivit les condamnations de certains des membres de la guilde noire. Mais cela ne l'intéressait plus. Le passé était le passé. Il avait eut sa revanche sur Candice. Il avait réussi à lui détruire sa vie et celle-ci serait bien plus douloureuse que la mort à présent. Il ne pouvait que se réjouir de ceci. Le plus intéressant quand vous tenez la vie de quelqu'un et que vous voulez vous vengez de cette personne est de voir si la mort est plus terrible que la vie ou l'inverse pour cette personne ... Dans le cas de Candice, elle était si attachée à Black Jack que son échec, que la disparition de son gourou et la déchéance de son frère anéantirait cette personne. Il avait rit presque euphorique en imaginant toute la douleur qu'elle vivrait chaque jour. Et il s'était décider de la laisser au sol, comme une preuve de son triomphe. Il n'avait pas honte de ses actes. Et il n'avait pas honte d'avoir décider de lui laisser la vie sauve juste par sadisme. Ce monde était impitoyable et il avait la sensation que celui-ci était d'autant plus sadique avec lui que la mort semblait le suive et s'attaquait à ceux qu'il aimait. Même lui, s'il le pouvait, il tomberait au sol en pleur, écraser par le monde, épée contre le torse. Incapable de se relever. Tout le monde souffrait. Tout le monde avait son lot de souffrance. Et même si quelqu'un vivait heureux, le destin, les Dieux ou une force invisible s'amusait toujours à ré-équilibré la balance. Balance qu'il était sensé faire pencher du côté de l'intérêt des autres.

En fait, il était fort possible que le bien qu'il semait lui revenait en malheur. Ce serait une explication juste concernant l'échec d'avoir une vie heureuse. Il avait chercher le pouvoir dans le but de vivre plus heureux et en paix. Et plus il amassait le pouvoir, plus il se rendait compte que le bonheur était vain. Si des Dieux existaient, ces derniers étaient décider à le rendre fou. Lashawn Filia Libri avait été placer sur sa route, créant la déception une nouvelle fois de voir son bonheur partir. Il voulait juste aimer. Pas être aimer, il savait qu'elle ne l'aimerait jamais, chanceux comme il était. Mais s'il pouvait juste l'aimer et la rendre heureuse, cette unique personne, alors finalement il aurait peut-être une raison de continuer de se battre contre la rotation du monde. En fait, la seule récompense dans sa vie était le bonheur des autres. Même s'il était malheureux à en mourir, même si son coeur se faisait fracturer encore et encore par les événements et les épreuves, s'il pouvait voir les autres heureux, ses souffrances n'auraient pas été vaine. Bien sûr, il voulait le bonheur, tout le monde veut son propre bonheur.. Mais il savait que le seul moyen pour lui de l'expérimenter de façon aussi légère que possible, était d'aider les autres. De les voir sourire. De les voir heureux. De sentir la gratitude. C'était peut-être totalement contradictoire, puisqu'il était sensé en théorie , d'aider les autres sans jamais rien demander en retour. Le fait qu'il ai de l'argent était une hérésie en soit. En fait, les légendes étaient une belle arnaque. On vantait le fait que les porteurs étaient des saints. Atios aurai plutôt dit que ceux décrits dans les légendes étaient des martyrs. Et il ne voulait pas devenir un martyr aimer à titre posthume ..

La plupart des anciens porteurs qui vivaient dans sa tête avait oublier leurs motivations. Certains disaient la vengeance. Arthuria disait que c'était pour les autres. Lui, il l'avait fait pour sa soeur adoptive. Peut-être elle l'avait influencée, mais il était là maintenant. Avec son titre de porteur de l'épée. Et il avait un très mauvais pré-sentiment. Il ne s'étonnerait pas de voir un Dalmascien être envoyé sur ses traces pour le tuer. Après tout, son nom était connu de façon quasi-internationale maintenant. Plus un porteur se battait pour atteindre l'utopique salut, plus les combats se multipliaient. Etait-ce trop demander de vivre heureux avec quelqu'un ? Messieurs les dieux, se demandait-il, pourquoi lui avoir envoyer cette fille qui le prenait pour un enfant alors qu'au mieux, on pouvait le voir comme un héros, au pire on pouvait le voir comme un boucher qui tuait toujours plus pour protéger toujours plus ? Il n'avait pas le choix que d'accumuler encore et encore, souffrances, questionnements, épreuves, ressentiments, en lui. Il ne pouvait pas craquer non plus. Il ne pouvait pas aller voir cette fille qu'il aimait sans s'exposer aux souffrances. D'ailleurs, pourquoi, foutu destin (là encore, le pensait-il avec rage), le forçait-il à se confesser à cette fille ? N'était-il pas déjà assez fatigué comme ça ? Jusqu'où ses souffrances devaient-il être porter pour qu'il atteigne le droit d'être heureux ? Il voudrait pouvoir s'abandonner dans les bras de cette fille et qu'elle lui couvre les yeux. Qu'elle l'empêche de voir ce monde qu'il ne pouvait pas sauver... Contraint à se battre encore et encore, contraint de voir la souffrance, de la ressentir et même de la semer sans le vouloir ... Peut-être allait-il souffrir jusqu'à son coeur ne puisse plus souffrir ?

Peut-être qu'au final son seul salut était de vivre pour lui et uniquement pour lui ? Peut-être devait-il s'endurcir et vivre pour son propre bonheur plutôt que de faire passer celui des autres avant le sien ? Il ne savait pas. Il ne pouvait pas choisir. Même si Arthuria lui avait toujours dit de se servir de l'épée sans se soucier des légendes. Atios buvait son thé en silence. Il écoutait la jeune fille sans dire un mot. Racontant que son salut sur l'île de Légion 'avait été dû que par l'intervention d'un tiers.

Je peux imaginer comment le petit-frère devait être problématique .... Sa soeur était sûrement l'adversaire la plus puissante que j'ai eu a combattre jusqu'à présent. Par ailleurs, c'est ma faute si tu as étais en danger, puisque c'est moi qui ai desceller les pouvoirs de celle-ci. Et ceux de Karl au passage. J'étais soulagé de lire que tu étais sauve dans les rapports. J'ai déjà échouer dans la protection d'une personne sur cette île maudite...

Tant d'amertume dans une conclusion de phrase. Atios vivait toujours dans les fantômes des morts. Ceux-ci auraient pu graviter autour de lui tellement il avait du mal à faire le trait sur un décès. Il aurai du avoir l'habitude pourtant. De plus lointain qu'il se souvienne, il avait côtoyé et expérimenté la mort. Tout son être semblait faire parti du concept de mort. Il se releva et fit apparaître une fiole qu'il but d'un trait. Il changea de vêtements pour ses vêtements d'Homme. Il écouta en silence la jeune fille. Elle aussi, tout son être semblait être broyé. Atios la regarda droit dans les yeux comme il aurait pu regarder un insecte. Il était bien le même. Mais son regard était dur. Très dur. Insupportable. Comme si un juge vous tenait sous le marteau de la justice. En fait, l'ambiance s'était intensifié.

Tu demandes à quelqu'un qui ne peut pas atteindre le bonheur de t'en priver? Ô, forces qui régissaient cette univers, encore une fois, vous ne manquez pas d'ironie...

Atios se mit à rire. Un rire peut-être un peu effrayant. Ce rire provenait de quelqu'un qui était au dessus des autres, où qui en donnait l'air. Quelqu'un d'implacable et d'impitoyable. Atios était dégouté. Ce rire si cruel, si sadique, si méprisant, ce rire que quelqu'un pouvait avoir en tenant la vie d'une autre personne provenait d'un réel dégoût pour ce qu'il venait d'entendre.Il posa les yeux sur Abigail Phoibos.

Qu'il en soit ainsi. Tu veux devenir plus forte, je te rendrai plus fort. Tu m'accompagneras sur la route du désespoir, si tel est ton souhait. Tu ne le sais pas encore, mais ta quête de vengeance pourrait t'amener en enfer. Et tu en veux pas être à ma place. Mais je vais t'accorder ton voeu.

Il ria encore une fois. Un rire malsain et sadique. Son aura magie s'activa. Ses yeux devinrent cramoisi. Sa main se mit à briller. Un symbole se mit à briller, plus exactement. En même temps qu'il plongea son regard de ceux d'Abigail, il enfonça sa main à travers sa poitrine. Instantanément, pour celle-ci, elle se retrouva dans ce qui était le vide. Elle sentit une présence étrangère l'envahir. Impitoyable, celle-ci brisa sa volonté, violant son âme et son coeur, il procéda à la demande de la jeune fille. Abigail avait dû sentir que sa tête allait exploser. Qu'on lui avait arracher un membre. Peu importe si dans la réalité elle hurlait. Atios avait fait ce qui lui avait était demander. Elle avait oublier ses moments heureux et n'avait plus que la vengeance pour objectif. Atios poussa un profond soupir en laissant la jeune fille inconsciente sur le divan. Il n'avait pas pu accéder avec exactitude à la requête de la jeune fille. Il avait fait quelque chose de similaire mais pas d'irrémédiable. Il ne pouvait pas condamner quelqu'un aux mêmes souffrances qu'il vivait. Si quelqu'un pouvait vivre heureux, il n'avait pas le droit de lui enlever. Atios alla se regarder dans un miroir. Il posa sa main sur celui-ci.

Je me demande si moi aussi, un jour, j'aurai des souvenirs heureux.

Il était profondément irrité. Il avait des choses à faire. Il devait le faire. Pour ne pas regretter. Il devait jouer à la roulette russe avec son coeur, une nouvelle fois. Il allait lui dire, lui avouer. Il allait lever cette malédiction une bonne fois pour toute. Il souffrirait. Il allait défier une nouvelle fois le destin et l'inviter à le clouer encore plus dans le désespoir. Il allait garder son sang froid cette fois-ci. Il allait lui dire ce qu'il avait vraiment sur le coeur même si ça ne pouvait être réciproque. S'il y avait une chance qu'il pourrait un jour tenir la main de celle qu'il aimait dans ses bras, il ne devait pas attendre que le monde se finisse. Il pourrait sacrifier l'univers entier pour l'objet de ses passions. Il pouvait perdre toute usage de la magie s'il pouvait juste atteindre cette magie qu'il n'avait jamais réellement connu. Il allait le regretter. Il le savait. Mais il devait faire quelque chose. Il allait s'humilier une bonne fois pour toute. Il allait jeter sa fierté. Il allait récupérer son corps. Il allait se lancer en enfer. Il allait mener la plus dure des batailles. Celle qui l'enchaînerait encore plus à son statut d'être détruit. Il était comme une sculpture de verre se jetant du haut d'une falaise pour tenter de rejoindre une galerie d'art. Il allait sûrement mourir ... Mais il n'était plus à ça prêt.


HRP : Plus d'info sur la suite via texto, skype etc. x)
 MessageSujet: Re: Quelques sanglots pour les oiseaux • atios   Quelques sanglots pour les oiseaux • atios EmptyDim 4 Mar - 19:10

Abigail Phoibos
Abigail Phoibos

Indépendant Légal

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Abigail ne supportait pas le silence qui avait saisit la pièce. Quelques secondes disloquées et le silence se meurt, cisaillé entre un ou deux rires aux sonorités difformes. Ca se brise en milliers de fragments et ça s’écorche contre les tympans d’Abigail. Au loin, les fenêtres se mirent à vibrer sous les caresses incessantes du blizzard. Il approche, doucement. Elle ne distingue toujours rien à part lui, qui se détache un peu plus clairement, un peu plus sombre que l‘étreinte de l‘obscurité.

Qu'il en soit ainsi. Tu veux devenir plus forte, je te rendrai plus forte. Tu m'accompagneras sur la route du désespoir, si tel est ton souhait. Tu ne le sais pas encore, mais ta quête de vengeance pourrait t'amener en enfer. Et tu en veux pas être à ma place. Mais je vais t'accorder ton vœu.

Son aura magique est énorme, elle se répand, grimpe sur sa nuque, écorche son regard. Puis il y’eut comme un choc. Quelque chose qui se brisa. Et en un silence qui raisonnait en elle, tout gisait en une spasme qui lui égrugeait le cœur, éclatant contre son âme l’orchestre macabre de son malheur. Dans les profondeurs de ses sentiments une vive douleur broie ses poumons. Peut-être a-t-elle déjà perdue connaissance, puisqu’elle se retrouve projetée dans ses songes exacerbées. Le ciel est aussi blanc et cotonneux qu’un nuage. Et les constellations, aussi noires que l’ébène, transperce le ciel de leur encre. Les flocons, tout aussi sombres, s’écoulent lourdement sur les épaules de la jeune fille. La mélancolie de ses souvenirs la gagne, un bouquet de perles liquides germent sous ses paupières, mais elles ne s’écoulent pas. Ses lèvres ont ce mouvement onctueux d’hésitation. Elle prends appuis sur ses jambes et s’élance à travers les quelques bribes de ses souvenirs.

Soudainement, elle s’arrête face à deux personnes qu’elle connaît. Ses parents. Elle s’enveloppe dans son ombre l’angoisse qui lèche l‘empreinte poussiéreuse de ses pas. Puis, méfiante, elle s’approche d’eux. Elle prit appuis sur sa pointe de pieds pour s’élancer vers eux. Mais un vent violent la cloua sur place tandis que ses deux parents, souriants, se faisaient aspirer par une force inconnue. Toi tu les regardes disparaître dans la brume noire. Alors tes mains, reposés sur les deux côtés de ton visage saisissent tes cheveux blonds. Un spasme secoue ta poitrine, tu hoquettes violemment, ton cœur chancelle et s‘explose contre la prison de tes côtes. Ton menton se lève vers le ciel et tu pousses un hurlement de détresse. Echo de ton agonie qui raisonne silencieusement à l’intérieur de tes rêves chimériques. Mais c’est bien fait pour toi, ma douce, c’est toi qui l’a désiré. On t’a juste accordé ton souhait. Ta main repose sur ton cœur qui s’effrite à se rompre contre ta poitrine. Elle tombe à genoux.

J’ai tellement mal.

Tu es pitoyable, Abigail. Tellement pitoyable. Tu t’es tissé une personnalité dans laquelle tu t’es camisolée. Tu t’es confectionné un caractère, une répartie, une religion que l’on appelle « cynisme » et que tu as pratiqué vivement. Abigail, tout ce qu’il t’arrive, c’est toi qui l’a cherché. Abigail, tout ce qui s’est passé, tout ça, c’est toi qui l’a voulu par lâcheté. Tu en paies les conséquences, désormais, et c’est bien fait pour toi.

C’est faux…C’est faux !

Ses poings frappèrent le sol à plusieurs reprises. Une vague de neiges devenues poussières se soulevèrent, l’entourant. Imprimant le sol par l’impact de ses poings, révélation d’une impuissance ascendante et de l’abandon de ses convictions. Elle s’appui sur ses genoux et se relèvent brusquement, manquant de perdre de nouveau l’équilibre. Elle allongea ses jambes, en quête d’un nouveau souvenir à étreindre, à préserver avant d’oublier. A chérir avant d’ignorer. Ou es-tu, Fye ? Pourquoi je ne te trouves pas dans mes rêves, Fye ? Je veux te démontrer mes sentiments avant que je n‘oublie tout ça. Pourquoi est-ce que je ne te trouves pas, Fye ?

Ses pas se voyaient engourdis à cause des rideaux de flocons noircies, comme carbonisé, qui lui entravaient la route. Alors qu’elle continuait de courir en vain à travers la brume, son visage se heurta contre un torse. Elle releva la tête, ses yeux analysèrent rapidement les traits qui bordaient le visage de l’inconnu. Tamao. Celui qui lui avait offert deux bouquets de roses, Tamao. Ses lèvres tremblèrent légèrement tandis que la silhouette de Tamao se voyait de nouveau aspirer par une force beaucoup plus puissante que la sienne. Elle aurait voulu l’encercler de ses bras, mais elle fut de nouveau repousser et projeter quelques mètres plus loin. Elle donna un nouveau coup de poing au sol.

Pourquoi est-ce que je dois voir tout ça ?! Pourquoi est-ce que je dois voir les visages de ceux dont je ne me souviendrais plus ?!


Ses mains agrippèrent le duvet ébène, mais les larmes ne coulèrent toujours pas. Alors qu’elle s’apprêtait à se relever, deux nouvelles silhouettes lui firent face. Ses sourcils se courbèrent légèrement, ses pupilles luisirent d’une certaine tristesse. Devant elle, trônait Hancko Emil, l’ancien chef d’une guilde aujourd’hui neutralisée. Ils avaient parlés, un soir de pleine lune, aujourd’hui il était en prison. A côté de lui, il y avait Cesus Nero. Un mage du conseil avec qui Abigail avait formé un duo pour combattre. Elle s’avança légèrement, dépouillée de toutes paroles. Enfin, ses lèvres s‘entrouvrirent légèrement, laissant échappée quelques phrases avec un débit rapide :

Je n’ai pas eu le temps de te le dire, Emil. Mais je suis contente que tu te sois libéré de ses chaînes qui t’ont emprisonnées. Tu n’as peut-être pas encore trouvé la liberté physique, mais mentalement, je pense que, désormais, tu l’es.

Mouvement de tête vers Cesus.

Merci de m’avoir aidé Cesus, tu es quelqu’un de bien. Je ne me souviendrais plus de toi, mais quand bien même, j’ai été heureuse de te rencontrer.

Les silhouettes des mages se dissipèrent avec la brume, étant eux aussi aspirés, Le vent se fit plus violent et Abigail se retrouva valsait beaucoup plus loin. Elle parvint néanmoins avec beaucoup de maladresse à garder l’équilibre. Elle se heurta de nouveau contre quelqu’un, cette fois-ci, elle se tourna et ses larmes coulèrent d’un coup. Arrachant quelques traces de flocons noires qui s’étaient imprégnés sur sa joue. La nouvelle silhouette l’éblouissait, elle la pauvre gamine ravagée par son passé.

Fye.

C’est essoufflé, à peine murmuré. Son corps est secoué de soubresaut. Son cœur valdingue, elle se sent toute crispée. Son poing se sert, et elle s’avance vers lui.

Fye, j’aurais tellement voulu que nous soyons heureux, toi et moi. J’aurais tellement voulu t’aimer plus fort. J’aurais tellement voulu que nous partions, rien que toi et moi. Créer un monde archétype et nous y enfermer à l’intérieur, c’était mon unique souhait. Je t’aime, Fye. Je t’aime, un peu trop, peut-être. Parce que tu as réussis à m’accepter. Peut-être que l’on se retrouvera. Mais Fye, bien que je ne me souviendrais plus de toi et que tu referas sûrement ta vie. J’aimerai. J’aimerai que tu te souviennes qu’une pauvre idiote en quête de puissance a fait le vœu d’oublier son amour pour pouvoir assouvir à ses besoins. Parce que Fye, tu étais la seule personne capable à pouvoir m’arrêter dans cette course folle. Je ne dois pas avoir d’obstacle. Elle ria un peu, avant de glisser sa main derrière sa nuque. Ouah. Ca fait limite cliché dit ça comme ça. Bon voyage, mon amour.

Tout lui revient dans la figure promptement ; La solitude ; le froid ; la peur.
Le ciel blanc se fissure. Bruit d’ailes froissées, plainte mélancolique. Abigail saisit Fye entre ses bras et le sert fort contre elle. Elle sent qu’il part en lambeaux entre, elle sent qu’il se craque entre ses bras frêles. Fye se transforme en pétales de fleur, flotte un instant avant de se faire lui aussi aspirer. Un léger sourire flotta lentement sur les lèvres d’Abigail. Elle se saisit d’un coup la tête, victime d’une lobotomie, tomba à genoux. Son encéphale vibrait à travers sa tête. Tout s’éffaçait, elle tomba sur le côté dans ses rêves. Sur le divan dans la réalité.


Abigail, tu devrais sérieusement songer te réveiller.

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